Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, saluant une délégation somalienne venue l’accueillir à l’aéroport de Mogadiscio. Mustafa Haji Abdi/AFP
Premier secrétaire général des Nations unies à se rendre à Mogadiscio depuis Boutros Boutros-Ghali, Ban Ki-moon est arrivé à l’aéroport de Mogadiscio en portant un gilet pare-balles estampillé Nations unies, et accompagné d’un garde du corps casqué, pour cette visite qui n’avait pas été annoncée au préalable pour des raisons de sécurité. Il a salué le commandement de l’Amisom, la force de l’Union africaine sous mandat onusien, composée de 9 700 soldats ougandais et burundais assurant la survie militaire du gouvernement de transition. Cette visite « montre à quel point la sécurité s’est améliorée à Mogadiscio », s’est réjouit pour sa part le président somalien, Sharif Cheikh Ahmad. Les islamistes shebab, qui ont juré la perte du gouvernement de transition, ont été contraints en août dernier d’abandonner leurs principales positions dans la capitale, mais la ville reste la cible d’attaques régulières à la grenade ou à la voiture piégée. En novembre 2010, le président ougandais, Yoweri Museveni, avait été le premier chef d’État à y effectuer une visite en près de 20 ans.
La Somalie, sans gouvernement effectif depuis 1991, est en pleine crise alimentaire, conséquence des violences incessantes et de la terrible sécheresse qui a récemment touché la Corne de l’Afrique. Selon l’ONU, trois provinces du Sud somalien sont encore en état de famine, et 250 000 personnes risquent de mourir de faim. M. Ban a rendu visite, après Mogadiscio, au camp de Dadaab, à l’est du Kenya, qui abrite plus de 450 000 réfugiés, somaliens pour la plupart, dont plusieurs dizaines de milliers arrivés ces derniers mois. « C’est quelque chose qui invite à la plus grande humilité », a-t-il témoigné après s’être entretenu avec plusieurs familles de réfugiés, ajoutant : « Cela a touché mon cœur et mon esprit. J’ai entendu tellement de préoccupations et de difficultés (être exprimées). » Le conflit entre les forces progouvernementales et les shebab, qui contrôlent largement le centre et le sud de la Somalie, entrave l’acheminement de l’aide humanitaire.
(Source : AFP)


Le pauvre BAN, un mec bien celui-là, mais... que peut-il offrir aux Somaliens, déplacés, mendiants et affamés, sinon son large et éternel sourire ? Anastase Tsiris
08 h 08, le 10 décembre 2011