« La Turquie n’a aucune envie de s’immiscer dans les affaires intérieures de qui que ce soit, mais si un risque pour la sécurité régionale apparaît, nous n’aurons pas le luxe de rester bras croisés et de nous contenter d’observer », a averti hier le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, en parlant de la répression menée par le régime syrien contre ses opposants. « Si un gouvernement qui se bat contre son propre peuple et crée des réfugiés met non seulement sa propre sécurité en danger mais aussi celle de la Turquie, alors nous avons la responsabilité et l’autorité de leur dire : Ça suffit ! », a-t-il ajouté. Ankara avait souligné le mois dernier ne pas vouloir intervenir militairement en Syrie, mais s’était dit prête à « n’importe quel scénario », y compris l’établissement d’une zone-tampon à l’intérieur du territoire syrien. Si le président syrien Bachar el-Assad « est sincère, il punira immédiatement les meurtriers » des opposants et « il acceptera des observateurs de la Ligue arabe », a encore déclaré M. Davutoglu. « Il peut encore le faire », a ajouté le chef de la diplomatie turque. Commentant une interview dans laquelle le président Assad nie avoir donné l’ordre de tuer des manifestants, M. Davutoglu a déclaré que de tels propos étaient une sorte de « confession ». « Il accepte maintenant le fait que les forces de sécurité ont pu faire une erreur », a-t-il dit. « J’aurais aimé qu’il ait dit cela en avril », a-t-il ajouté. Enfin, la Turquie a annoncé hier qu’elle va suspendre à son tour un accord de libre-échange avec la Syrie déjà suspendu par Damas.
« La Turquie n’a aucune envie de s’immiscer dans les affaires intérieures de qui que ce soit, mais si un risque pour la sécurité régionale apparaît, nous n’aurons pas le luxe de rester bras croisés et de nous contenter d’observer », a averti hier le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, en parlant de la répression menée par le régime syrien contre ses opposants. « Si un gouvernement qui se bat contre son propre peuple et crée des réfugiés met non seulement sa propre sécurité en danger mais aussi celle de la Turquie, alors nous avons la responsabilité et l’autorité de leur dire : Ça suffit ! », a-t-il ajouté. Ankara avait souligné le mois dernier ne pas vouloir intervenir militairement en Syrie, mais s’était dit prête à « n’importe quel scénario », y compris...
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