Obama est depuis quelques jours la cible d'attaques de la part des candidats républicains à la présidentielle 2012. Kevin Lamarque/
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, accusé de faiblesse en matière de sécurité nationale par ses adversaires républicains à moins d'un an de la présidentielle, a riposté jeudi de façon lapidaire: "Demandez à Oussama ben Laden".
"Demandez à Oussama ben Laden et aux 22 dirigeants d'el-Qaëda sur 30 qui ont été mis hors d'état de nuire si je pratique l'apaisement", a lancé M. Obama, interrogé lors d'une conférence de presse impromptue sur les attaques dont il a été la cible par les candidats à l'investiture républicaine.
Depuis le début de l'administration Obama en janvier 2009, les Etats-Unis ont intensifié leur campagne d'élimination des cadres de la nébuleuse islamiste, via des bombardements de drones dans les zones tribales du Pakistan, et des raids de commandos comme celui qui a abouti à la mort de Ben Laden, le 2 mai dernier non loin d'Islamabad, près de 10 ans après le 11-Septembre.
Mais les candidats républicains n'en ont pas moins affûté leurs arguments contre la politique étrangère de M. Obama, l'accusant de faiblesse vis-à-vis de l'Iran et de manque de soutien à Israël.
Rick Santorum, un des candidats, a même comparé mercredi M. Obama aux responsables politiques qui ont tenté de négocier avec Adolf Hitler avant la Seconde Guerre mondiale. "Pour chaque voyou et hooligan, pour chaque islamiste radical, il (Obama) n'a montré qu'apaisement", a affirmé M. Santorum, un candidat qui n'a jamais dépassé les 5% d'intention de vote. "Nous avons vu cela avant la Seconde Guerre mondiale", a-t-il ajouté.
Barack Obama a "entravé de façon incommensurable le processus de paix au Moyen-Orient", a déclaré de son côté, mercredi. le candidat Mitt Romney devant quelques centaines de républicains juifs qui tenaient un forum à Washington.
Ne se démontant pas, le président américain a fermement défendu sa politique vis-à-vis de l'Iran. "Aujourd'hui, l'Iran est isolé et le monde est solidaire pour imposer les sanctions les plus dures que l'Iran ait jamais subi", a-t-il déclaré, en assurant continuer à "réfléchir à toutes les options" face au programme nucléaire controversé de la république islamique.
"L'Iran comprend très bien qu'il a le choix: il peut rompre cet isolement en agissant de façon responsable et en renonçant au développement d'armes nucléaires, ce qui lui permettrait toujours de poursuivre un programme nucléaire pacifique, comme tous les autres pays membres du traité de non-prolifération", a remarqué le président américain.
"Ou bien ils peuvent continuer à agir d'une façon qui les isole du monde entier. Et s'ils cherchent à se doter d'armes nucléaires, j'ai dit que c'était contraire aux intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis. C'est contraire aux intérêts de sécurité nationale de nos alliés, dont Israël", a-t-il ajouté.
Les prétendants républicains à l'élection -dont un sera désigné pour affronter M. Obama en novembre 2012- visent la politique du président au Moyen-Orient dans l'espoir de récolter les voix des chrétiens conservateurs. Ils espèrent aussi convaincre des électeurs juifs de ne pas voter pour le candidat démocrate. En 2008, 78% d'entre eux avaient voté pour M. Obama.
Depuis le début de l'administration Obama en janvier 2009, les Etats-Unis ont intensifié leur campagne d'élimination des cadres de la nébuleuse islamiste, via des bombardements de drones dans les zones tribales du Pakistan, et des raids de commandos comme celui qui a abouti à la mort de Ben...


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