"Quatre civils ont été tués et cinq blessés par des balles tirées lors de funérailles, depuis un barrage dans le quartier de Deir Balaa", a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Un cinquième civil a été tué par les troupes près de l'hôpital national de Homs.
Au moins 30 personnes ont été tuées dimanche à Homs (160 km au nord de Damas), assiégée par les forces de sécurité depuis plus de deux mois.
Dans la région d'Idleb (nord-ouest), "des affrontements violents se déroulaient entre déserteurs et l'armée régulière dans les localités d'Ihsem et al-Bara", selon l'OSD basé au Royaume-Uni.
Toujours dans cette région, plus de 15 véhicules militaires transportant des soldats de l'armée régulière se sont déployés dans la localité de Bab al-Hawa, à la frontière avec la Turquie, ont annoncé les Comités locaux de coordination (LCC) un des groupes qui chapeautent les manifestations sur le terrain.
Dans le gouvernorat de Deraa (sud), quatre membre des forces de sécurité dont un officier ont été tués par des déserteurs devant le tribunal de Daël. Des perquisitions de la Sécurité ont ensuite été menées, selon l'OSDH.
Par ailleurs, les services de sécurité ont arrêté dix étudiants qui participaient à une manifestation anti-régime à Harasta, près de Damas. Et dans la ville côtière de Jabla, huit étudiants ont été arrêtés dans leur lycée, sous l'accusation d'insultes contre M. Assad, ont indiqué l'OSDH et les LCC.
Selon l'OSDH, trente étudiants originaires de Deraa, où est née la contestation, ont été interpellés et 60 autres également originaires de cette région, ont été renvoyés de l'Université de Techrine à Lattaquié (nord-ouest).
"Ces étudiants ont reçu des menaces, subi des pressions et ont fait l'objet de mauvais traitements et d'insultes de la part de leurs collègues en raison de leurs appartenances communautaire et religieuse", a dénoncé l'OSDH.
Malgré les pressions occidentales et arabes, la répression s'est poursuivie sans relâche en Syrie, où 63 personnes ont été tuées samedi et dimanche par les forces de sécurité et des milices pro-régime.
Selon un dernier bilan de l'ONU fourni vendredi, la répression a fait au moins 4.000 morts depuis mars dans le pays.


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