"A la demande du gouvernement d'Israël et à la demande personnelle du président israélien, le président de Géorgie a décidé de gracier M. Fuchs et M. Frenkiel, pour des motifs humanitaires et compte tenu de leur état de santé", a déclaré la porte-parole de M. Saakachvili, Manana Manjgaladzé.
Zeev Frenkiel et Ron Fuchs ont été condamnés en avril respectivement à six ans et demi et sept ans de prison pour avoir proposé en octobre 2010 un pot-de-vin au vice-ministre géorgien des Finances.
Ils souhaitaient que ce dernier ne fasse pas appel du jugement d'un tribunal d'arbitrage qui avait condamné Tbilissi à verser 98,1 millions de dollars (72,8 millions d'euros) de compensations à M. Fuchs et à un homme d'affaires grec, Ioannis Kardassopoulos.
Les accusés disent pour leur part que ces poursuites ont été engagées contre eux afin de les forcer à renoncer à cette compensation, ordonnée en mars 2010 par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi, au sein de la Banque mondiale).
Cet organisme avait jugé que la Géorgie devait verser cette compensation après la rupture par la société pétrolière de l'Etat géorgien d'un accord de coentreprise avec la société des deux hommes, Tramex.
Des médias géorgiens ont rapporté en septembre que M. Frenkiel avait eu une attaque cardiaque en prison. L'ambassade israélienne a affirmé que l'homme d'affaires y avait été maltraité.
Le gouvernement géorgien a par ailleurs annoncé vendredi avoir conclu un accord avec la société des deux hommes pour mettre fin au litige, dans lequel il accepte de leur verser 37 millions de dollars (27,4 millions d'euros).
"Le gouvernement de Géorgie a tout fait pour éviter de lourdes sanctions financières qui sont le résultat des actions illégales de la précédente administration et de la corruption qui existait dans le pays à l'époque", a déclaré le ministère de la Justice dans un communiqué.
La Géorgie est saluée pour sa lutte contre la corruption entamée depuis l'arrivée au pouvoir en 2004 de M. Saakachvili, mais des critiques font valoir que le pays a toujours des problèmes concernant le respect de l'indépendance de la justice.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine