Cet accroissement est le résultat de l’augmentation de la valeur des importations, couplée à une hausse moins importante que celle des exportations. En effet, selon le Lebanon Weekly Monitor de Bank Audi, qui cite ces chiffres, les importations ont augmenté de 15,3 % sur un an, totalisant 16,9 milliards de dollars fin octobre, contre 14,7 milliards un an plus tôt, alors que les exportations ont augmenté de 3,9 % sur la même période à 3,6 milliards de dollars, contre 3,4 milliards au cours de la même période de l’an dernier. Le commerce extérieur libanais a ainsi été affecté par les remous politiques qui ont frappé le pays au cours du premier semestre de l’année.
Toujours selon les mêmes sources, il est important de souligner que les importations de produits de consommation ont augmenté de 28,5 %, révélant ainsi une hausse de la consommation globale dans le pays en dépit des incertitudes politiques internes. Selon le Lebanon Weekly Monitor de Bank Audi, les Libanais se seraient ainsi plus ou moins adaptés à la situation instable du pays. Seul un choc majeur pourrait alors avoir un impact sur les habitudes de consommation, comme en témoignent ces chiffres.
Toujours selon les chiffres des douanes, la Suisse est le premier marché d’exportation des produits libanais avec 421 millions de dollars, soit 11 % du total, suivie par les Émirats arabes unis avec 280 millions de dollars, ou 7,8 % du total, et de l’Arabie saoudite avec 257 millions de dollars, ou 7,2 % du total.
Pour les importations, les États-Unis sont le principal fournisseur du Liban avec 1,8 milliard de dollars, soit 10,6 % du total, suivis par l’Italie avec 1,5 milliard de dollars, ou 9,2 % du total, et de la Chine avec 1,4 milliard de dollars, ou 8 % du total.

