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Nos lecteurs ont la parole

Les commerçants de Bourj Hammoud inquiets pour l’avenir des souks

Doit-on ou pas laisser la rue Arax piétonnière ? Telle est la question qui sera tranchée dans les jours qui viennent par le conseil municipal de Bourj Hammoud. Pourquoi cette question se pose-t-elle aujourd’hui ?
Des élus et des commerçants sont convaincus qu’il faut laisser aux badauds cette rue animée et vivante, symbole d’un quartier réputé pour être un lieu de brassage, fréquenté par une clientèle populaire beyrouthine et par de nombreux touristes qui viennent y flâner et trouvent là ce que l’on ne trouve nulle part ailleurs à Beyrouth : le savoir-faire des artisans et des commerçants qui donne à la rue Arax ce charme et cette ambiance si particulière que le passage des voitures viendrait évidemment détruire.
Pour tous ceux qui la connaissent et pour tous ceux qui la découvrent, la rue Arax témoigne de la richesse et de la vivacité d’un patrimoine urbain, architectural, artistique et culinaire. La rue Arax et les rues alentour donnent à voir, au fond de petites échoppes, des mains d’artisans qui travaillent, créent et fabriquent sans relâche pour donner forme à l’imagination, satisfaire les besoins des gens en quête d’esthétique, de la variété et de l’abordable.
Nombreux sont donc les habitants et les commerçants à regretter qu’une large consultation ne soit pas organisée par la municipalité où ceux qui sont directement concernés pourraient débattre des conséquences économiques et sociales que pourrait avoir la décision de supprimer cet espace piétonnier.
En l’absence d’un vrai débat démocratique, les commerçants et les habitants redoutent que les élus ne tranchent selon des intérêts qui ne vont pas dans le sens des usagers. Et pourtant, faut-il rappeler que dans de nombreuses grandes villes du monde, les quartiers anciens sont devenus des pôles commerciaux et touristiques particulièrement attractifs, qui participent de façon importante au développement économique et culturel ? Alors, laissons la rue Arax jouer ce rôle et, au lieu d’y mettre des voitures, encourageons les artisans et les commerçants à montrer leur travail pour satisfaire une population qui vient du monde entier la visiter sans soucis.

Un groupe de commerçants de Bourj Hammoud
Doit-on ou pas laisser la rue Arax piétonnière ? Telle est la question qui sera tranchée dans les jours qui viennent par le conseil municipal de Bourj Hammoud. Pourquoi cette question se pose-t-elle aujourd’hui ? Des élus et des commerçants sont convaincus qu’il faut laisser aux badauds cette rue animée et vivante, symbole d’un quartier réputé pour être un lieu de brassage, fréquenté par une clientèle populaire beyrouthine et par de nombreux touristes qui viennent y flâner et trouvent là ce que l’on ne trouve nulle part ailleurs à Beyrouth : le savoir-faire des artisans et des commerçants qui donne à la rue Arax ce charme et cette ambiance si particulière que le passage des voitures viendrait évidemment détruire. Pour tous ceux qui la connaissent et pour tous ceux qui la découvrent, la rue Arax témoigne de...
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