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À La Une - Elections

Législatives égyptiennes : les islamistes donnés favoris

Les résultats du premier tour seront finalement rendus jeudi soir, la dernière phase des législatives doit s'achever le 11 janvier.

Dépouillement des votes de la première phase des législatives égyptiennes qui s'est déroulée lundi et mardi. Mahmud Hams/AFP.

Les islamistes semblaient se diriger mercredi vers une victoire aux élections législatives égyptiennes, selon les résultats préliminaires du décompte des votes de la première phase du scrutin.

 

Initialement prévus mercredi soir, les résultats du vote de lundi et mardi, qui a été connu une mobilisation inédite dans l'histoire de l’Égypte, seront finalement rendus publics jeudi soir, selon la Haute commission électorale (HCE).

Mais les Frères musulmans, la force politique la mieux organisée du pays, ont d'ores et déjà annoncé que leur façade politique, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), était en tête selon des résultats préliminaires du premier tour du scrutin.

"Les premiers résultats obtenus depuis le début du dépouillement montrent que les listes du Parti de la liberté et de la justice arrivent en tête, suivies par le parti al-Nour (salafistes) et le Bloc égyptien (coalition libérale)", a indiqué le PLJ dans un communiqué.

 

Si cette tendance venait à être confirmée pour les prochaines étapes du scrutin, les Frères musulmans deviendraient la première force politique en Égypte, après avoir été bannis et réprimés pendant des décennies sous le président déchu Hosni Moubarak.

La confrérie exige que la majorité parlementaire forme le prochain gouvernement, qui "sera un gouvernement de coalition" selon le président du PLJ, Mohammad Moursi, cité par le site du parti.

La confrérie ne revendique pas ouvertement un "État islamique", mais son ascension politique inquiète les milieux laïques et coptes (chrétiens d’Égypte). Les islamistes ont déjà été les grands vainqueurs des élections qui se sont tenues récemment en Tunisie et au Maroc dans la foulée du Printemps arabe.

 

Chaque phase du scrutin égyptien se déroule sur deux tours dans un tiers des 27 gouvernorats du pays le plus peuplé du monde arabe, avec plus de 80 millions d'habitants et la dernière phase des législatives doit s'achever le 11 janvier et sera suivie d'élections pour la Choura (Chambre haute consultative).

Le premier tour des élections s’est tenu dans neuf gouvernorats, notamment les deux plus grandes villes du pays Le Caire et Alexandrie. Il a été salué comme un "test de la démocratie" réussi et s'est achevé sans accroc, après deux semaines de manifestations massives hostiles aux militaires émaillées d'affrontements meurtriers.

La presse locale note toutefois des tentatives d'intimidation de la part des islamistes. Al-Chourouq (indépendant) a ainsi soutenu que des islamistes à Louxor et Assiout (sud) ont "menacé de déclarer infidèle toute personne votant pour le Bloc Égyptien", dont le magnat copte Naguib Sawiris est le chef de file.

 

La campagne électorale avait été éclipsée par une poussée de contestation du pouvoir militaire, émaillée ces derniers jours de violences qui ont fait 42 morts et plus de 3.000 blessés.

Si la mobilisation, notamment sur l'emblématique place Tahrir au Caire, s'est tassée lors du scrutin, elle devrait rependre avec de nouveaux appels lancés pour deux manifestations rivales vendredi, l'une favorable, l'autre hostile au pouvoir militaire.

 

Les "comités populaires pour la défense de la révolution égyptienne" ont appelé à un rassemblement à Tahrir pour rendre hommage "aux martyrs" tués dans les récentes violences.

De son côté, "l'Union des mouvements de la majorité silencieuse", favorable à l'armée, a également appelé à manifester sous le slogan "le vendredi du soutien à la légitimité", sur la place d'Abbassiyah, près de Tahrir.

 

Sous la pression de la rue, le chef de l'armée, le maréchal Hussein Tantaoui, avait annoncé une date butoir -juin 2012- pour la tenue de l'élection présidentielle après laquelle le pouvoir serait transféré à une autorité civile.

Le futur Parlement devra nommer une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution, une étape décisive dans la transition du pays vers la démocratie promise.

Les risques d'instabilité demeurent en raison de la longue durée du processus électoral et les incertitudes de la période post-électorale.

Les islamistes semblaient se diriger mercredi vers une victoire aux élections législatives égyptiennes, selon les résultats préliminaires du décompte des votes de la première phase du scrutin.
 
Initialement prévus mercredi soir, les résultats du vote de lundi et mardi, qui a été connu une mobilisation inédite dans l'histoire de l’Égypte, seront finalement rendus publics jeudi soir, selon la Haute commission électorale (HCE).
Mais les Frères musulmans, la force politique la mieux organisée du pays, ont d'ores et déjà annoncé que leur façade politique, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), était en tête selon des résultats préliminaires du premier tour du scrutin.
"Les premiers résultats obtenus depuis le début du dépouillement montrent que les listes du Parti de la liberté et de la justice...
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