Rappelons qu’Israël avait déjà exprimé son inquiétude face à ce rapprochement. Les États-Unis et l’Union européenne (UE) avaient annoncé quant à eux qu’ils ne travailleraient pas avec un gouvernement incluant le Hamas, tant que l’organisation n’aura pas reconnu l’État d’Israël, n’aura pas renoncé à la violence et ne se sera pas engagée à respecter les précédents accords israélo-palestiniens.
Sur un autre plan, le ministère israélien de la Défense a approuvé la construction de plus de cent logements dans la colonie de Shilo, dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé hier une responsable de l’ONG anticolonisation La Paix maintenant. Notons que pour la communauté internationale, toutes les colonies dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967 sont illégales, qu’elles soient ou non autorisées par le gouvernement. Le roi de Jordanie Abdallah II a ainsi déclaré hier au président israélien Shimon Peres, qui lui rendait visite, que la colonisation était un « sérieux obstacle » aux négociations de paix.
Par ailleurs, Israël envisage de dégeler « dans un proche avenir » les fonds dus à l’Autorité palestinienne bloqués depuis plusieurs semaines, a annoncé hier le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ce dernier a justifié une reprise des versements par le fait que les « Palestiniens n’ont pas continué pour l’heure à prendre des mesures unilatérales ». Notons que ces fonds correspondent au remboursement des droits de douane et de TVA prélevés sur les produits destinés aux Palestiniens qui transitent par les ports et aéroports israéliens. Ils représentent deux tiers des recettes budgétaires de l’Autorité et permettent de payer plus de 150 000 fonctionnaires palestiniens. Plutôt dans la journée, la France avait appelé Israël à débloquer « sans délai » les fonds dus aux Palestiniens et annoncé le versement de 10 millions d’euros à l’Autorité palestinienne.
Signalons enfin que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s’est prononcé depuis Jérusalem pour un État palestinien à part entière à l’ONU, « un État comme les autres », au début d’une visite de deux jours dans les territoires palestiniens.
(Source : AFP)

