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À La Une - Religion

Benoît XVI au Bénin pour son deuxième voyage en Afrique

Le souverain pontife est venu fixer un cap aux fidèles, dans une région en pleins bouleversements.

Des Libanais figuraient parmi les milliers de fidèles venus accueillir le pape, hier, à Cotonou. Pius Utomi Ekpei/AFP

Le pape Benoît XVI est arrivé hier au Bénin, pays de culture vaudoue, chrétienne et islamique, pour son deuxième voyage en Afrique. Le souverain pontife a atterri dans la capitale économique Cotonou. Après un discours à l’aéroport, il a entamé un long parcours en papamobile à travers la ville pavoisée aux couleurs du Bénin et du Vatican. Des milliers d’hommes et de femmes, vêtus de pagnes à son effigie ou aux motifs catholiques portant des inscriptions telles que « Jésus j’ai confiance en toi », l’ont acclamé, entonnant des chants à la gloire du Seigneur.
Le souverain pontife, venu fixer un cap aux fidèles dans une région en pleins bouleversements, a dans son discours à l’aéroport mis en garde contre les « écueils » liés au passage à la « modernité », citant la « soumission inconditionnelle aux lois du marché ou de la finance », le « nationalisme », le « tribalisme » ou encore « l’effritement des valeurs ». L’Afrique est le continent où le nombre de catholiques croît le plus vite, mais l’Église de Rome y est concurrencée par les nouveaux courants protestants. Plusieurs centaines de milliers d’Africains ont rejoint ces cultes aux célébrations plus chaleureuses et perçues comme plus proches des préoccupations des gens. À bord de son avion, le pape avait déclaré que l’Église catholique « ne doit pas imiter ces communautés » pentecôtistes qui « ont du succès mais peu de stabilité ». L’Église « doit avoir un message simple, concret, compréhensible. Il est important que le christianisme n’apparaisse pas comme un système difficile, européen, qu’un autre ne peut comprendre », a-t-il poursuivi.
Peu avant son arrivée à Cotonou, des fidèles avaient fait un dernier ménage à la cathédrale et à l’église Sainte-Rita, où il rencontrera aujourd’hui des orphelins. À l’entrée, une grande photo de Benoît XVI avec l’inscription « kwabo » (« bienvenue » – en langue fongbé).
Dans ce pays ouest-africain de 9 millions d’habitants, où l’Église est vivante et en expansion mais confrontée à de nombreux problèmes, Benoît XVI vient signer puis remettre à des délégations d’évêques de tout le continent une « exhortation apostolique » issue du synode africain de 2009. Sous le nom latin d’« Africae Munus » (« l’engagement de l’Afrique »), il s’agit de promouvoir une plus grande implication de l’Église africaine dans les problèmes de la cité, alors que les défis ne manquent pas : développement inégal, corruption, affaiblissement des pouvoirs traditionnels, concurrence des Églises pentecôtistes et rapports parfois difficiles avec l’islam.
Le programme chargé du pape, 84 ans, le conduira aujourd’hui à Ouidah (40 km à l’ouest de Cotonou), cœur du vaudou, religion traditionnelle profondément ancrée dans le pays et qui compte plus de fidèles que le catholicisme. Le temple des Pythons y fait face à la basilique. Cette ville côtière, où débuta l’évangélisation du pays il y a 150 ans, abrite aussi le plus grand séminaire d’Afrique occidentale. À Cotonou, Benoît XVI s’entretiendra le même jour avec le président Thomas Boni Yayi, et des représentants des autres religions, du vaudou notamment.
Demain, il célébrera une messe au « stade de l’amitié » de Cotonou avant de quitter le pays dans l’après-midi.

(Source : AFP)
Le pape Benoît XVI est arrivé hier au Bénin, pays de culture vaudoue, chrétienne et islamique, pour son deuxième voyage en Afrique. Le souverain pontife a atterri dans la capitale économique Cotonou. Après un discours à l’aéroport, il a entamé un long parcours en papamobile à travers la ville pavoisée aux couleurs du Bénin et du Vatican. Des milliers d’hommes et de femmes, vêtus de pagnes à son effigie ou aux motifs catholiques portant des inscriptions telles que « Jésus j’ai confiance en toi », l’ont acclamé, entonnant des chants à la gloire du Seigneur.Le souverain pontife, venu fixer un cap aux fidèles dans une région en pleins bouleversements, a dans son discours à l’aéroport mis en garde contre les « écueils » liés au passage à la « modernité », citant la « soumission...
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