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À La Une - Tripoli

Seif el-Islam Kadhafi arrêté, le pouvoir libyen promet un procès équitable

La CPI affirme que la Libye « a l’obligation » de coopérer avec elle ; le procureur de la Cour internationale à Tripoli la semaine prochaine.

Seif el-Islam dans un avion, à Zintan après avoir été arrêté par la rébellion. Ismail Zitouny/Reuters

Seif el-Islam, dernier fils encore en cavale de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté en Libye, où les autorités ont promis "un procès équitable" à cette ancienne figure du régime recherchée par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.

Peu après l'annonce de sa capture, les appels à son jugement devant la CPI se sont multipliés sur le plan international, mais les autorités libyennes, tout en s'engageant à coopérer avec la Cour pénale internationale, ont laissé entendre que Seif el-Islam pourrait être jugé dans leur pays.

Le Premier ministre libyen par intérim Abdel Rahim al-Kib a promis que Seif el-Islam serait jugé lors d'"un procès équitable durant lequel les droits et la loi internationale seront garantis". "Le système judiciaire va communiquer avec la Cour pénale internationale pour examiner où Seif el-Islam doit être jugé", a-t-il souligné. "Toute coopération avec les organismes internationaux est la bienvenue", a-t-il poursuivi, suggérant que les autorités préfèreraient qu'il soit jugé en Libye.

Les autorités libyennes ont l'obligation de remettre Seif el-Islam à la Cour, a déclaré de son côté à l'AFP un porte-parole de la CPI, sans exclure la possibilité que le procès ait lieu en Libye. "Si les autorités libyennes estiment qu'un procès au niveau national est une meilleure solution, elles devront alors demander à la CPI que l'affaire ne soit pas recevable à La Haye, selon le principe de complémentarité", a-t-il déclaré. Un autre porte-parole a précisé que le procureur de la CPI se rendrait en Libye la semaine prochaine

Sur le plan international, les Etats-Unis, l'Union européenne, la France et la Grande-Bretagne notamment ont appelé samedi le nouveau pouvoir libyen à coopérer avec la Cour pénale internationale et à assurer un procès équitable à Seif el-Islam.

Sur le plan humanitaire, Amnesty International et Human Rights Watch ont demandé également, séparément au CNT de livrer Seif el-Islam à la CPI afin d'éviter "ce qui est arrivé à Mouammar et Mouatassim Kadhafi", tués tous deux après avoir été capturés vivants.

Le représentant spécial de la présidence russe pour l'Afrique, Mikhaïl Marguelov a d'ailleurs souligné que la Russie était satisfaite que Seif al-Islam ait échappé à une "justice sommaire".

L'Otan a déclaré de son côté faire "confiance" aux autorités libyennes pour que la justice suive son cours.

Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Seif el-Islam "a été arrêté dans le Sud libyen", a déclaré samedi à l'AFP Mohammed al-Allagui, le ministre de la Justice et des droits de l'Homme au sein du Conseil national de transition (CNT), sans préciser la date de sa capture.

Le fils de Mouammar Kadhafi est arrivé vers 16H00 (14H00 GMT) dans le petit aéroport de Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, selon des images filmées avec une caméra par un combattant ex-rebelle.

D'après ces images, il est descendu de l'avion dans une grande pagaille, une foule de combattants et de curieux se bousculant pour le voir, le filmer et même le frapper. Arborant une barbe poivre et sel, il portait un turban et un long manteau marrons, une partie de ses doigts était bandée. Aucune expression n'était lisible sur son visage, mais il semblait en bonne santé, malgré ses blessures aux doigts, toujours selon ces images.

D'après des chefs militaires pro-CNT il y a un mois, Seif el-Islam a été blessé dans le bombardement de son convoi alors qu'il quittait Bani Walid (170 au sud-est de Tripoli) lors de la chute de ce bastion pro-Kadhafi à la mi-octobre.

 

 

 

Sur cette photo diffusée par Libya Free TV, Seif el-Islam, après sa capture, les doigts bandés et les jambes cachées par une couverture. Libya Free TV via Reuters TV/Reuters

 

Agé de 39 ans, Seif el-Islam a longtemps semblé vouloir moderniser son pays et normaliser les relations avec l'Occident. Mais dès le déclenchement de l'insurrection à la mi-février, il n'a eu de cesse de tenir un langage guerrier, tentant bec et ongles de sauver le régime de son père.

Depuis le 27 juin, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI sur des soupçons de crimes contre l'humanité. Il est accusé d'avoir joué un "rôle-clé dans la mise en oeuvre d'un plan" conçu par son père pour "réprimer par tous les moyens" le soulèvement populaire.

Le conflit en Libye s'est achevé le 23 octobre avec la proclamation par le CNT de la "libération totale" du pays, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi.

Un mandat d'arrêt de la CPI visait également l'ex-dirigeant, ainsi que son beau-frère Abdallah Al-Senoussi, ancien chef des services de renseignements.

Des sources sécuritaires nigérienne et malienne ont affirmé que M. Senoussi s'était réfugié fin octobre au Mali. Mais le "Conseil des thowar" de Tripoli a affirmé en citant des témoins que M. Senoussi avait été vu dans le Sud libyen.

A Tripoli et Benghazi, l'ancienne "capitale" de la rébellion dans l'est du pays, des klaxons et des tirs de joie ont retenti pour célébrer l'annonce de l'arrestation.

Seif el-Islam n'était plus apparu en public depuis la nuit du 22 au 23 août lorsque, donné pour capturé par la rébellion, il avait paradé devant les journalistes étrangers en assurant que tout allait "bien" à Tripoli, quelques heures avant la chute du QG de Kadhafi dans la capitale..

Il était le dernier des fils de Mouammar Kadhafi encore recherché en Libye. Trois de ses frères ont été tués pendant le conflit, tandis que les autres enfants de l'ex-dirigeant ont trouvé refuge dans des pays voisins, en Algérie et au Niger.

 

Seif el-Islam, dernier fils encore en cavale de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a été arrêté en Libye, où les autorités ont promis "un procès équitable" à cette ancienne figure du régime recherchée par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.
Peu après l'annonce de sa capture, les appels à son jugement devant la CPI se sont multipliés sur le plan international, mais les autorités libyennes, tout en s'engageant à coopérer avec la Cour pénale internationale, ont laissé entendre que Seif el-Islam pourrait être jugé dans leur pays.
Le Premier ministre libyen par intérim Abdel Rahim al-Kib a promis que Seif el-Islam serait jugé lors d'"un procès équitable durant lequel les droits et la loi internationale seront garantis". "Le système judiciaire va communiquer avec la Cour pénale internationale...
commentaires (3)

- - La barbarie arabe dans toute sa laideur et toute sa splendeur , avec ses révolutionnaires libres et libérés , par un printemps , leur printemps arabe , qui ne les a pas empêché de pratiquer la torture sur le fils , les pansements autour de ses doigts en témoignent , comme ils le firent avec son père qui a été empalé avec des barres de fer ... avant d'être lâchement exécuté par ces fous d'allah et en son nom .. !! C'est -ce qu'on appelle , le prix de la gloire .

JABBOUR André

10 h 35, le 20 novembre 2011

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Commentaires (3)

  • - - La barbarie arabe dans toute sa laideur et toute sa splendeur , avec ses révolutionnaires libres et libérés , par un printemps , leur printemps arabe , qui ne les a pas empêché de pratiquer la torture sur le fils , les pansements autour de ses doigts en témoignent , comme ils le firent avec son père qui a été empalé avec des barres de fer ... avant d'être lâchement exécuté par ces fous d'allah et en son nom .. !! C'est -ce qu'on appelle , le prix de la gloire .

    JABBOUR André

    10 h 35, le 20 novembre 2011

  • Justice? J'en doute! Avec tous les secrets qu'il connait sur les magouilles de son pere avec Sarkozy, Berlusconi et consorts, je crois bien qu'ils l'aideront a se suicider......

    Moubazbaz Isaac

    21 h 32, le 19 novembre 2011

  • La justice, c'est quand on gagne le procès . Mabrouk pour la Libye de capturer ainsi vif Seif el-islam Kadhafi pour bien le juger et savoir ses secrets . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    08 h 25, le 19 novembre 2011

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