La France a estimé jeudi que le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe différents courants de l'opposition au régime de Bachar al-Assad, devait "s'organiser" avant toute reconnaissance officielle.
"Il faut que le CNS s'organise. On a des contacts avec eux, j'ai vu à Paris M. (Burhan) Ghalioun, qui en est le président. Nous les aidons, nous avons des contacts avec eux et nous les encourageons à s'organiser", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, excluant dans l'immédiat une reconnaissance officielle par la France du CNS. Le CNS n'a été reconnu jusqu'à présent que par les nouvelles autorités libyennes.
Alain Juppé a de nouveau vivement critiqué le régime de Damas, jugeant sur la chaîne BFMTV et la radio RMC que "la répression brutale, sauvage, exercée depuis des mois ne peut continuer".
Le ministre français a salué le "tournant" provoqué par la "prise de conscience des pays voisins qu'on ne peut plus faire confiance à Bachar al-Assad" et la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie.
Face au blocage par la Russie du vote de sanctions au Conseil de sécurité des Nations unies, Alain Juppé a de nouveau expliqué que la France travaillait à faire adopter un projet de résolution à l'Assemblée générale des Nations unies. "Nous avons déposé un projet de résolution à l'Assemblée générale des Nations unies demandant l'arrêt de la répression et l'ouverture d'un processus de réforme", a-t-il indiqué. Contrairement au Conseil de sécurité, l'Assemblée générale de l'ONU ne peut pas décider de sanctions.
La France a annoncé mercredi le rappel de son ambassadeur en Syrie, une décision qui rompt une partie de son lien officiel avec Damas et qui accompagne une position déjà adoptée par les Etats-Unis et plusieurs pays arabes.
Selon l'ONU, la répression en Syrie a fait au moins 3.500 morts depuis le début de la contestation du régime en mars.
"Il faut que le CNS s'organise. On a des contacts avec eux, j'ai vu à Paris M. (Burhan) Ghalioun, qui en est le président. Nous les aidons, nous avons des contacts avec eux et nous les encourageons à s'organiser", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, excluant dans l'immédiat une reconnaissance officielle par la France du CNS. Le CNS n'a été reconnu jusqu'à présent que par les nouvelles autorités libyennes.
Alain Juppé a de nouveau vivement critiqué le régime de Damas, jugeant sur la chaîne BFMTV et la radio RMC que "la répression brutale, sauvage, exercée depuis des mois ne peut...


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