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Liban

Le 14 Mars appelle Mikati à démissionner

Alors que la présidence du Conseil continue d’assurer que la position du Liban au Caire était le fruit de consultations politiques intensives, l’opposition a de nouveau appelé M. Nagib Mikati à démissionner.
Le bureau d’information de la présidence du Conseil a publié hier un communiqué, soulignant que certains médias « continuent d’attribuer au chef du gouvernement des propos relatifs à la réunion ministérielle de la Ligue arabe » et relevant que « la position adoptée par M. Nagib Mikati à ce sujet est celle qu’il a exposée mardi en Conseil des ministres », à savoir que « la position libanaise au Caire a été le fruit de consultations intensives qui ont pris en considération l’intérêt libanais en premier lieu ». Le communiqué a en outre rappelé que le Liban a exprimé des réserves quant à la suspension de la participation de la Syrie à la Ligue arabe et non pas à l’appel à l’arrêt des violences.
Bien que réitérée plusieurs fois ces derniers jours, cette explication ne convainc toujours par le 14 Mars qui stigmatise l’attitude de l’État face au massacre des civils syriens. L’ancien député Misbah Ahdab a ainsi jugé que les Arabes auraient « pu comprendre la position du Liban, si celui-ci s’était seulement abstenu de voter, comme l’Irak ».

Le secrétariat général du 14 Mars
Quant au secrétariat général du 14 Mars, qui a tenu hier sa réunion hebdomadaire, il a d’abord salué la décision de la Ligue arabe concernant la Syrie, la protection des civils et le rôle de l’opposition, avant d’appeler à la mise sur pied de « mécanismes susceptibles d’assurer un suivi pour les efforts visant à obtenir la concrétisation des résolutions arabes ».
Le secrétariat général du 14 Mars a dans le même temps stigmatisé la position du gouvernement « qui a exprimé son appui au régime de Bachar el-Assad face à son peuple », avant de dénoncer « l’acharnement de l’équipe Mikati à défendre le régime de Damas au lieu de s’occuper de la situation socio-économique des Libanais ». Il a ensuite appelé le Premier ministre à démissionner.
Par ailleurs, dans une interview au site électronique du courant du Futur, le député Ahmad Fatfat a rejeté la théorie de la coopération libano-syrienne, affirmant que le Liban « s’aligne sur la politique de Damas et façonne sa politique étrangère sur instruction de la diplomatie syrienne ». Il a dans le même temps salué les résolutions de la Ligue arabe « qui servent principalement à barrer la voie à des pressions étrangères sur la Syrie et à une internationalisation de la crise ».
Son collègue Jamal Jarrah a de son côté invité M. Mikati à prendre des mesures disciplinaires contre le chef de la diplomatie, Adnane Mansour, « qui agit à sa guise », alors que le député Amine Wehbé a affirmé s’attendre à « une escalade » de la position arabe à l’égard de la Syrie.
Dans le camp opposé, on crie au complot arabo-local. Au site d’informations Now Lebanon, le député Assem Kanso a dit voir dans les résolutions de la Ligue arabe une « mise en application du plan franco-américain contre la Syrie », affirmant qu’elles empêchent la direction d’Assad d’appliquer le plan arabe de sortie de crise. « L’objectif du plan franco-américain est, selon lui, de préparer le terrain à une incursion armée en Syrie, dirigée par la Turquie ». « La réunion de Rabat, a encore dit M. Kanso, s’inscrit dans le prolongement du même complot, mais l’axe de la résistance la déjouera. »
Le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a pour sa part assuré, lors d’une cérémonie à Ouzaï, que « le Liban résistant ne peut pas s’associer aux Arabes américains impliqués dans l’agression contre la Syrie et ne se transformera jamais en traître ».
Selon son raisonnement, « c’est l’Occident qui poursuit son complot contre la Résistance, à travers la crise syrienne ». Il a de nouveau dénoncé « le projet américano-sioniste qui cherche, à travers ses instruments au Liban, à affaiblir le régime syrien », promettant qu’il sera voué à l’échec.
Alors que la présidence du Conseil continue d’assurer que la position du Liban au Caire était le fruit de consultations politiques intensives, l’opposition a de nouveau appelé M. Nagib Mikati à démissionner.Le bureau d’information de la présidence du Conseil a publié hier un communiqué, soulignant que certains médias « continuent d’attribuer au chef du gouvernement des propos relatifs à la réunion ministérielle de la Ligue arabe » et relevant que « la position adoptée par M. Nagib Mikati à ce sujet est celle qu’il a exposée mardi en Conseil des ministres », à savoir que « la position libanaise au Caire a été le fruit de consultations intensives qui ont pris en considération l’intérêt libanais en premier lieu ». Le communiqué a en outre rappelé que le Liban a exprimé des réserves quant à...
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