L’hôtel Élissa Queen endommagé par une explosion survenue hier à 5h. Haïdar Hawila/Reuters
Aucune victime n’a été signalée. Les explosions ont toutefois causé d’importants dégâts matériels, notamment au restaurant de l’hôtel. Des voitures stationnées dans le périmètre de l’établissement, dont deux appartenant aux forces de la Finul, ont été endommagées et les vitres de plusieurs immeubles et négoces de la région ont été brisées. Le débit d’alcool a été partiellement détruit.
Des experts en explosifs de la Finul ont immédiatement été dépêchés sur les lieux. Le porte-parole des Casques bleus, Andrea Tenante, a déclaré que « l’explosion ne visait pas la Finul ». Même son de cloche chez le représentant permanent du PNUD et coordinateur spécial adjoint de l’ONU au Liban, Robert Watkins. À l’issue d’un entretien avec le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, M. Watkins a indiqué qu’il « ne s’attend pas à de nouvelles attaques contre la Finul, mais nous devons rester vigilants, puisque nous avons été violemment attaqués à deux reprises au cours des six derniers mois ».
Des experts de l’armée et des Forces de sécurité intérieure ont examiné à leur tour les lieux des attentats et ont établi un cordon de sécurité. Selon certaines sources, les forces de sécurité poursuivent un suspect qui serait impliqué dans ces explosions. Elles précisent par ailleurs que les attentats auraient pour objectif soit d’intimider les habitants de la ville, soit d’adresser un message pour interdire la vente de spiritueux.
Selon l’expert militaire dépêché sur les lieux du crime, la charge explosive ayant visé l’hôtel pesait environ 3 kg de TNT et celle du débit d’alcool 1 kg. Des sources sécuritaires ont précisé que « les charges étaient reliées à une mèche et non à une minuterie, ce qui indique qu’elles sont de fabrication artisanale ».
Les réactions au double attentat de Tyr ne se sont pas fait attendre. Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé que « ces explosions n’ont pas de causes religieuses ».
Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a pour sa part souligné qu’il ne s’agit pas d’un « incident sécuritaire, mais qu’il est en relation avec la vente de spiritueux ».
Le ministre du Tourisme, Fadi Abboud, a quant à lui estimé que ces explosions « sous-tendent plusieurs messages, le plus important étant celui relatif à l’avenir de la coexistence ».
L’ancien chef d’État, Amine Gemayel, a relevé de son côté que « les agressions perpétrées contre les forces de la Finul s’intensifient ». « Il s’agit d’un tournant dans la politique libanaise », a-t-il affirmé.
Les explosions de Tyr ont également été dénoncées par l’ancien Premier ministre, Sélim Hoss, le président du conseil municipal de Tyr, Hassan Dbouk, et le mouvement Amal.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Tout est joli chez nous. Et qu'est-ce qu'elle a à faire la police dans tout ça ? C'étaient des pétards, une étincelle a bûté sur une bonbonne de gaz... et, voilà ! ce fut l'explosion... N'en faites pas une affaire. Pourquoi ne pas evisager aussi le complot SIO/YANKY ?... C'est clair comme les bonbonnes de gaz... Anastase Tsiris
07 h 46, le 17 novembre 2011