"Les déclarations de la Turquie aujourd'hui montrent que le président Assad est isolé. Nous saluons la position de fermeté que la Turquie a prise, cela envoie un message très important au président Assad, une fois de plus, sur le fait qu'il ne peut pas réprimer les aspirations de son peuple", a déclaré aux journalistes Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale du président Barack Obama.
M. Assad "devrait quitter le pouvoir, car c'est dans l'intérêt de son peuple", a ajouté M. Rhodes, qui s'exprimait à bord de l'avion présidentiel Air Force One transportant M. Obama de l'archipel américain d'Hawaii (Pacifique) à Canberra en Australie, pays où le président est attendu mercredi pour une visite de deux jours.
Face à la répression persistante de la révolte populaire contre le régime de Damas, la Turquie, proche allié de Washington au sein de l'Otan partageant une frontière avec la Syrie, a pris mardi pour la première fois des sanctions en stoppant des explorations de pétrole communes et en menaçant d'arrêter de lui fournir de l'électricité.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui était un allié politique et ami personnel du président Assad, exprime depuis des mois sa frustration quant à l'attitude adoptée par le régime de Damas au sujet du mouvement de contestation qui a fait 3.500 morts depuis mars, selon l'Onu.
En outre, samedi dernier, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont annoncé au Caire que la Syrie serait suspendue mercredi des activités de l'organisation panarabe si Damas ne mettait pas fin à la répression de son opposition.
"Nous voyons de plus en plus d'opposition internationale au président Assad, et nous accueillons cela favorablement", a encore dit M. Rhodes.


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