Les Iraniens se rendant en Israël risquent désormais 2 à 5 ans de prison
Les Iraniens se rendant en Israël risquent désormais de 2 à 5 ans de prison, selon une nouvelle loi approuvée hier par le Parlement qui durcit considérablement la législation précédente. Tout Iranien reconnu coupable de s’être rendu dans l’État hébreu, ennemi juré de la République islamique, se verra également interdit de passeport pour une durée de 3 à 5 ans, a précisé l’agence officielle IRNA. La loi s’applique également aux Iraniens détenteurs d’un passeport d’un autre pays leur permettant de voyager en Israël, l’Iran ne reconnaissant pas la double nationalité. La loi exempte toutefois les Iraniens formellement autorisés par le ministère des Affaires étrangères à se rendre « dans des pays où le voyage est interdit ou limité », selon l’agence Fars qui ne donne pas de précision. La République islamique ne reconnaît pas l’État d’Israël et appelle régulièrement depuis 30 ans à sa destruction.
La Jordanie « n’est pas la Palestine », assure Lieberman
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a rassuré hier la Jordanie sur la position d’Israël, affirmant que l’État hébreu ne la considérait pas comme la patrie des Palestiniens, rapportait la radio publique. « Affirmer que le Jordanie est la Palestine est contraire à l’intérêt d’Israël et ne reflète pas la réalité », a déclaré le ministre lors d’une réunion de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, selon la radio. Une telle affirmation « contredit le droit international et va à l’encontre du traité de paix israélo-jordanien » signé en 1994, a-t-il poursuivi. Cette déclaration de M. Lieberman tranche sur les positions traditionnelles de l’extrême droite israélienne, qui soutient régulièrement que la Jordanie est la seule patrie du peuple palestinien, par opposition à la création d’un État de la Palestine sur les territoires occupés par Israël. La Jordanie a durci ces derniers mois ses critiques de la politique israélienne envers les Palestiniens en s’en prenant en premier chef à la poursuite de la colonisation.


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