L’Iran a organisé hier des funérailles solennelles pour le responsable des missiles balistiques des gardiens de la révolution tué dans l’explosion inexpliquée d’un dépôt de munitions près de Téhéran, au milieu de spéculations sur la possibilité d’un sabotage israélien. Le guide de la République islamique Ali Khamenei, dont relèvent les gardiens de la révolution, garde prétorienne du régime, a participé à Téhéran à une cérémonie religieuse en l’honneur du général de division Hassan Moghadam et de sept des seize autres victimes de l’explosion de samedi. Photo Reuters
Il n’a pas été question en revanche d’envisager, en l’état, une intervention militaire, dont l’éventualité est revenue en force ces dernières semaines en raison du débat lancé en Israël sur l’opportunité de frappes préventives contre des installations nucléaires iraniennes. Le ministre allemand, Guido Westerwelle, a prévenu qu’il « rejetait » d’emblée toute discussion sur l’option militaire, qui serait « contre-productive ». « Je ne pense pas qu’une réponse militaire soit justifiée ou nécessaire. Nous devons résoudre cela par la diplomatie. C’est la seule voie », a prévenu son homologue suédois Carl Bildt. Pour Alain Juppé, « une intervention militaire serait pire que le mal et nous entraînerait dans une spirale non maîtrisable ».
Mais certains ministres ont jugé qu’il était utile d’évoquer l’option militaire afin de maintenir la pression sur l’Iran. « Nous ne l’envisageons pas en ce moment, nous n’appelons pas à une action militaire ni ne la prônons. Dans le même temps, nous disons que toutes les options devraient rester sur la table », a ainsi déclaré le chef de la diplomatie britannique William Hague. Uri Rosenthal, le ministre néerlandais, a également indiqué « n’exclure aucune option ». Proches alliés d’Israël, les États-Unis ont à plusieurs reprises exprimé ces derniers jours leur hostilité à une action militaire, qui pourrait avoir un « grave impact » dans la région sans pour autant dissuader Téhéran de poursuivre son projet, selon le chef du Pentagone, Leon Panetta. Lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), le président Barack Obama a indiqué de son côté que les États-Unis tiendraient des consultations avec Moscou et Pékin dans les prochaines semaines pour exercer une pression supplémentaire sur Téhéran. M. Obama a estimé que lors de son entrée en fonctions début 2009, le monde était divisé sur la question du nucléaire iranien. « À présent, le monde est uni et l’Iran est isolé », s’est-il félicité. Pour les Européens, la meilleure façon d’écarter les bruits de bottes est de renforcer le régime des sanctions, « ce qui envoie un message à la fois aux Iraniens et aux Israéliens », a indiqué un diplomate. Ces nouvelles sanctions pourraient être formellement annoncées lors de la prochaine réunion des ministres de l’UE, prévue le 1er décembre. D’ici là, les Européens « exhortent » Téhéran à « répondre aux inquiétudes internationales sur la nature de son programme nucléaire via une collaboration totale avec l’AIEA », selon les conclusions de la réunion. « Nous sommes toujours prêts au dialogue, mais nous constatons que l’Iran manifeste une bonne volonté égale à zéro. Donc, nous allons renforcer les sanctions », a expliqué M. Juppé. Ces sanctions viendront renforcer les quatre séries de mesures économiques et financières adoptées par l’ONU depuis 2007. S’y ajoutent les sanctions prises séparément par les Occidentaux, qui vont plus loin. Les Européens et les Américains n’ont cependant guère de marge de manœuvre aux Nations unies en raison de l’hostilité déclarée de la Russie et de la Chine. Ils examinent donc la possibilité de cibler les exportations de pétrole ou la Banque centrale iranienne, mais de telles sanctions ne seraient pas sans conséquences sur l’économie européenne.
À ce jour, l’UE a déjà gelé les avoirs de centaines d’entreprises iraniennes et applique depuis juillet 2010 une interdiction des nouveaux investissements dans le secteur pétrolier et gazier. Guido Westerwelle a demandé que les sanctions « n’épargnent aucun secteur de l’économie » iranienne et puissent « assécher les flux financiers ».
(Source : AFP)


Des gesticulations, et encore des gesticulations, les yanky vont déguerpir de notre région et on se retrouvera entre nous à régler nos problèmes à notre façon. Qu'ils aillent attaquer la Corée du Nord qui a testé un missile nucléaire sous leurs yeux, ils n'en parlent même plus cer donneurs de leçons.
06 h 56, le 15 novembre 2011