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À La Une - Iran

Khatami réclame plus de libertés pour participer aux législatives

Le régime, inquiet d’une forte abstention lors des prochaines élections de 2012, a appelé l’opposition à y participer.

L’ex-président iranien réformateur Mohammad Khatami est marginalisé depuis plusieurs années, surtout depuis 2009, par les autorités iraniennes. Photo Reuters

Des centaines de responsables politiques, de journalistes, d'avocats, de militants des droits de l'Homme, d'artistes ou d'étudiants proches de l'opposition réformatrice en Iran ont été arrêtés et parfois condamnés à de lourdes peines de prison depuis la réélection contestée du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, qui a entraîné une vague de protestations populaires sans précédent depuis la révolution islamique de 1979.

Mais une partie du camp conservateur au pouvoir, inquiète du risque d'une forte abstention lors des législatives de mars 2012, a souhaité que les réformateurs participent au scrutin qui doit renouveler le Majlis pour quatre ans.

Les réformateurs, nébuleuse de nombreux groupes et factions, demeurent toutefois divisés sur le sujet.

 

"Notre participation est soumise à certaines conditions", a déclaré l'ex-président réformateur Mohammad Khatami sur son site internet qui est toujours filtré par le pouvoir iranien. "Les prisonniers (politiques) doivent être libérés, les assignations à résidence doivent être levées, les tensions doivent être apaisées, et alors tout le monde participera" aux législatives, a-t-il estimé.

"La solution pour renforcer le gouvernement et le régime, et aussi pour répondre aux aspirations du peuple, est d'organiser des élections libres" a affirmé par ailleurs l'ancien président, marginalisé depuis plusieurs années par le régime comme de nombreux anciens dignitaires réformateurs.

 

M. Khatami n'a cessé depuis 2009 d'appeler le pouvoir à libérer les prisonniers politiques et garantir la liberté d'expression afin de permettre une relative normalisation de la vie politique.

Il a également appelé à une levée de l'assignation à résidence des deux principales figures de l'opposition réformatrice, l'ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi et l'ex-président du Parlement Mehdi Karoubi.

Les deux dirigeants, candidats malheureux face à M. Ahmadinejad lors de la présidentielle de 2009 qu'ils ont jugée entachée de fraudes massives, sont placés à l'isolement à leur domicile depuis février 2011.

Des centaines de responsables politiques, de journalistes, d'avocats, de militants des droits de l'Homme, d'artistes ou d'étudiants proches de l'opposition réformatrice en Iran ont été arrêtés et parfois condamnés à de lourdes peines de prison depuis la réélection contestée du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, qui a entraîné une vague de protestations populaires sans précédent depuis la révolution islamique de 1979.
Mais une partie du camp conservateur au pouvoir, inquiète du risque d'une forte abstention lors des législatives de mars 2012, a souhaité que les réformateurs participent au scrutin qui doit renouveler le Majlis pour quatre ans.
Les réformateurs, nébuleuse de nombreux groupes et factions, demeurent toutefois divisés sur le sujet.
 
"Notre participation est soumise à certaines...
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