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À La Une - Revue De Presse

La crise syrienne entre dans une "phase dangereuse"

La décision de la Ligue arabe devrait embarrasser la Chine et la Russie.

Des manifestants anti-Assad devant le siège de la Ligue arabe, au Caire. Asmaa Waguih/

De nombreux quotidiens arabes s’interrogent ce lundi sur la suite des événements en Syrie après la décision samedi de la Ligue arabe de suspendre la participation du régime de Bachar al-Assad aux réunions et activités de la Ligue.

 

Pour le journal panarabe al-Hayat, "la crise syrienne entre dans une phase dangereuse et difficile". La décision "historique" de la Ligue arabe a démontré que "plus personne ne veut croire la version officielle du gouvernement syrien sur les origines de la crise, écrit Ghassan Charbel, rédacteur en chef d’al-Hayat. Le plus surprenant aussi a été la décision du Soudan et de l’Algérie de se positionner avec le reste des pays arabes contre les agissements du régime baasiste". Selon M. Charbel, "Damas se trouve désormais dans une position affaiblie. La Turquie, quant à elle, pourra hausser le ton plus encore contre le régime Assad et renforcer ses sanctions".

La décision arabe devrait par ailleurs embarrasser la Chine et la Russie qui, toujours selon M. Charbel, "avaient demandé au régime syrien d’éviter de se retrouver isolé sur la scène arabe". Pour lui, "Damas peut toujours éviter la ‘grande confrontation’ en prenant des décisions douloureuses et courageuses" tant sur le plan interne que sur le plan régional, dont la révision de son alliance ‘exagérée’ avec l’Iran.

 

Pour sa part, le journal Asharq al-Awsat estime que "le temps est écoulé pour la Syrie qui a raté plusieurs occasions qui lui auraient permis d’éviter l’isolement régional et international". "La Ligue arabe joue désormais un rôle tout à fait nouveau qui correspond à la situation régionale actuelle, écrit le quotidien saoudien basé à Londres. Les Arabes et le reste de la communauté internationale sont appelés aujourd’hui à agir rapidement et unanimement sans se soucier des menaces d’un régime en faillite".

 

Un point de vue contesté par le journal libanais al-Akhbar qui qualifie la décision de la Ligue de "complot américain". "Les menaces étrangères dirigées contre Damas, dès le premier jour de la crise, visent à enliser la Syrie dans une guerre civile pour affaiblir le pays, écrit Ibrahim al-Amine, rédacteur-en-chef du quotidien proche du Hezbollah. Les Arabes d’Amérique veulent à présent occuper la Syrie par tous les moyens possibles. (…) Ils appliquent le plan qu’avaient établi les Américains et les Israéliens il y a plus de deux décennies… Maintenant ils veulent briser ‘l’axe du mal’ en plein centre, surtout après avoir échoué à avoir sa tête, en Iran, et à couper ses bras, (le Hezbollah, ndlr), au Liban".

 

Même ton à Damas, où le quotidien officiel "Techrine" accuse les pays arabes de jouer le jeu des Occidentaux, tout en accusant les Etats-Unis d’avoir investi plus de 500 millions de dollars depuis 2005 dans leur "guerre contre la Syrie". "La décision a été rédigée en langue arabe, mais elle a été prise dans un pays très lointain", écrit de son côté al-Watan, un autre journal pro-régime. "Les Américains ne cherchent pas à réformer la Syrie, poursuit le quotidien, ils veulent changer son visage, détruire son rôle. C’est pour cela que chaque citoyen syrien est appelé aujourd’hui à défendre sa patrie et son identité parce que la liberté et la démocratie (…) sont des mots qui ne valent rien s’ils émanent d’un plan concocté par les Américains et appliqué par les Qataris".

 

 

De nombreux quotidiens arabes s’interrogent ce lundi sur la suite des événements en Syrie après la décision samedi de la Ligue arabe de suspendre la participation du régime de Bachar al-Assad aux réunions et activités de la Ligue.
 
Pour le journal panarabe al-Hayat, "la crise syrienne entre dans une phase dangereuse et difficile". La décision "historique" de la Ligue arabe a démontré que "plus personne ne veut croire la version officielle du gouvernement syrien sur les origines de la crise, écrit Ghassan Charbel, rédacteur en chef d’al-Hayat. Le plus surprenant aussi a été la décision du Soudan et de l’Algérie de se positionner avec le reste des pays arabes contre les agissements du régime baasiste". Selon M. Charbel, "Damas se trouve désormais dans une position affaiblie. La Turquie, quant à elle, pourra...
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