Le président Sleiman recevant une plaque commémorative des mains du député Fadel et de son épouse, ainsi que de certains jeunes de la ville. Photo Dalati et Nohra
Michel Sleiman est le premier président de la République à visiter Tripoli depuis Charles Hélou, en 1966, comme l’a relevé le député Robert Fadel. Celui-ci a annoncé une « renaissance de Tripoli grâce à cet événement », tout en n’occultant pas les difficultés auxquelles est confrontée cette ville « devenue l’une des plus pauvres de la Méditerranée ». Il a cependant annoncé « un plan d’action mis au point par les députés de la ville, à leur tête le Premier ministre Mikati, avec l’appui de (l’ancien Premier ministre) Saad Hariri ». Ce plan, selon lui, prévoit la création d’un fonds pour l’investissement qui aidera à l’ouverture de nouvelles sociétés dans la ville, la mise à exécution de l’idée d’une zone économique spéciale, pour créer 5 000 à 10 000 emplois, et, enfin, l’adoption de mesures pour améliorer l’image de la ville afin d’encourager les investissements touristiques.
La tournée du président Sleiman avec les ministres qui l’accompagnaient l’a également mené au bâtiment de l’Université libanaise (UL) en construction à Bahsas, Koura, puis au Palais de justice de Tripoli, également en construction, et enfin au port de la ville, en cours d’élargissement par un promoteur chinois. Au cours de la première visite, le président a insisté sur l’importance de « la décentralisation de l’université publique ». Il s’est enquis auprès du président du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), Nabil el-Jisr, de l’avancement des travaux. Il en a fait de même au port, où il a été accueilli par le directeur général du ministère des Travaux publics et des Transports, Abdel Hafiz el-Qaïssi, et les responsables du port. Le président a insisté, au cours de cette visite, sur l’importance des deux projets, le Palais de justice pour la facilitation du travail des juges et des avocats, en sus de l’amélioration de la condition des détenus, et le port pour son importance économique au niveau de la ville de Tripoli.
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a évoqué, au cours des deux dernières visites, les difficultés administratives et autres auxquelles il a fait face pour relancer ces projets qui avaient été interrompus pour diverses raisons. Il a précisé que les fonds ont été assurés par l’actuel gouvernement afin d’achever le Palais de justice, précisant que le projet du port en sera bientôt à la deuxième étape d’exécution.
Mikati : Notre priorité est la stabilité
Au cours d’un déjeuner donné en l’honneur du président de la République à Tripoli, à l’issue de l’événement organisé par la Fondation Fadel, Nagib Mikati a lancé plusieurs messages politiques. « Notre priorité est de préserver la stabilité, a-t-il dit. Nous réitérons notre invitation à participer au dialogue national qui mettra le Liban à l’abri des dangers », a-t-il poursuivi.
Et d’ajouter : « Nous n’avons pas répondu aux réactions et aux pressions, parce que la stabilité et la lutte contre la discorde sont notre objectif principal. Nous avons œuvré à renforcer la confiance entre les Libanais et à améliorer le rendement gouvernemental. Nous avons été la cible de remarques blessantes dès la formation de ce gouvernement, mais nous avons toujours été ouverts à tous. »


Michèle, Tasso est de retour comme à son habitude. Quand on veut le fanatiser, il devient têtu comme un baudet. Il ne marche pas. Et ses détracteurs se cassent la figure. Chiao ! Anastase Tsiris
05 h 23, le 15 novembre 2011