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À La Une - L'Orient Littéraire

Rive sud

Poète libanais de renom, Salah Stétié nous offre un poème inédit inspiré du printemps arabe.

Le poète libanais Salah Stétié.

La paix, je la demande à ceux qui peuvent la donner

Comme si elle était leur propriété, leur chose

Elle qui n’est pas colombe, qui n’est pas tourterelle à nous ravir,

Mais simple objet du cœur régulier,

Mots partagés et partageables entre les hommes

Pour dire la faim, la soif, le pain, la poésie

La pluie dans le regard de ceux qui s’aiment

 

La haine. La haine.

Ceux qui sont les maîtres de la paix sont aussi

les maîtres de la haine

Petits seigneurs, grands seigneurs, grandes haines toujours.

L’acier est là qui est le métal gris-bleu

L’acier dont on fait mieux que ces compotes

Qu’on mange au petit déjeuner

Avec du beurre et des croissants

 

Les maîtres de la guerre et de la paix

Habitent au-dessus des nuages dans des himalayas,

des tours bancaires

Quelquefois ils nous voient, mais le plus souvent

c’est leur haine qui regarde :

Elle a les lunettes noires que l’on sait

 

Que veulent-ils ? Laisser leur nom dans l’histoire

À côté des Alexandre, des Cyrus, des Napoléon,

Hitler ne leur est pas étranger quoi qu’ils en disent :

Après tout, les hommes c’est fait pour mourir

Ou, à défaut, pour qu’on les tue

 

 

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La paix, je la demande à ceux qui peuvent la donner
Comme si elle était leur propriété, leur chose
Elle qui n’est pas colombe, qui n’est pas tourterelle à nous ravir,
Mais simple objet du cœur régulier,
Mots partagés et partageables entre les hommes
Pour dire la faim, la soif, le pain, la poésie
La pluie dans le regard de ceux qui s’aiment
 
La haine. La haine.
Ceux qui sont les...

commentaires (2)

Salah Stétié, un grand poète. Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

08 h 48, le 13 novembre 2011

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Commentaires (2)

  • Salah Stétié, un grand poète. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    08 h 48, le 13 novembre 2011

  • Les hommes c’est fait pour mourir, un fatalisme qui caractérise bien les leaders arabes qui se suicident devant cet inconnu qu’ est le printemps . Mais quel printemps,un nouveau nuage aussi ? Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    07 h 14, le 13 novembre 2011

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