Pour sa part, le ministre de l’Économie Nicolas Nahas a estimé hier que « la décision concernant le financement du Tribunal (spécial pour le Liban, TSL) est laissée aux bons soins des présidents de la République (Michel Sleiman) et du Conseil des ministres (Nagib Mikati), et une décision sera prise avant la fin de l’année ». Il s’est dit incapable de préciser une date, soulignant que « les opinions des différentes parties ne déterminent pas une décision qui sera prise dans l’intérêt du pays ».
Pour sa part, le député Ahmad Fatfat, du bloc du Futur, a assuré que « c’est du devoir du gouvernement libanais de financer le TSL, et, s’il le fait, il n’aura aucun mérite ».
Le député Jean Oghassabian, membre du même bloc, s’est dit convaincu que « tous les efforts de ceux qui rejettent la justice au Liban, en d’autres termes le camp du 8 Mars, resteront vains ». Dans une intervention télévisée hier, le député a affirmé que « rien n’entravera la marche de la justice, et le mensonge des faux témoins ne (les) mènera nulle part ». « Le TSL n’est pas une simple question d’argent et de financement, a encore ajouté le député. Je suis étonné par certains ministres qui se disent favorables au financement du TSL afin d’éloigner du Liban le spectre des sanctions internationales. Le tribunal est une garantie des libertés au Liban, bien au contraire. » Il a enfin appelé « à ne pas lier l’affaire du TSL aux bouleversements qui ont lieu dans la région, parce que cela conduira à sa politisation ».
À l’issue d’une réunion avec le président de la Chambre des députés, Nabih Berry, l’ancien ministre Farès Boueiz a considéré que « malgré toutes les réserves constitutionnelles, légales et politiques qu’on pourrait retenir contre le TSL, je trouve que le Liban ne pourra pas assumer les conséquences d’un refus de financer le tribunal, parce que ce refus aura une incidence sur sa politique, son économie, son gouvernement et même sa cohésion interne ».


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