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Liban

L’histoire de la résistance libanaise à travers ses chants

La Fondation Bachir Gemayel a lancé mercredi soir les activités qui marqueront la trentième commémoration de l’assassinat du président élu par un concert qui a rassemblé plus de 3 000 personnes au Palais des Congrès à Dbayé.

Le concert a rassemblé 3 000 personnes, des officiels, mais aussi d’anciens combattants et leurs enfants.

La famille du président martyr Bachir Gemayel a choisi la veille de son anniversaire pour lancer une série d’activités qui se tiendront tout au long de l’année. Le coup d’envoi de ces activités a été donné lors d’un concert de mercredi soir ayant pour thème « L’histoire de la résistance libanaise à travers ses chants ».
Prenant la parole au début de la cérémonie, le député de Beyrouth, Nadim Bachir Gemayel, a souligné que le président assassiné avait pour slogan le Liban d’abord, et cela bien avant la révolution du Cèdre de 2005. Nadim Gemayel a aussi mis l’accent sur le travail effectué au fil des ans par la résistance libanaise, soulignant l’importance de ses chants et de ses hymnes qui ont marqué leur époque. « Nous poursuivrons notre lutte pour garder vivante la flamme de la résistance libanaise qui devrait guider notre chemin », a ajouté le député de Beyrouth.
Durant un peu plus d’une heure donc, l’orchestre d’Élie Alia a entonné des chants et des hymnes des Forces libanaises, des Kataëb, du PNL et même des Gardiens du cèdre, certains d’entre eux datant de 1936, année de la création des Kataëb. Les chants, agencés d’une façon chronologique, ont couvert plusieurs époques de la guerre du Liban : de 1936 à 1975, de 1976 à 1981, le 23 août 1982, date de l’élection de Bachir Gemayel à la présidence de la République, le 14 septembre 1982, date de son assassinat, les années 1982-1983, la période allant de 1983 à 1986, qui présente notamment les hymnes de chaque unité militaire des Forces libanaises, et ensuite la période allant de 1989 à 2009.
Tout au long du concert, des images d’archives étaient projetées sur un écran géant. Il s’agissait de photos prises notamment sur le front ou au siège des Forces libanaises à la Quarantaine. On pouvait voir Bachir Gemayel dans ses treillis militaires avec d’autres combattants et combattantes des Forces libanaises.
Des séquences de déclarations et de discours du président martyr ont également été montrées. Il s’agissait surtout de discours portant sur la Syrie, son régime alaouite, « qui s’écroulera un jour, et du système qui sera mis en place et qui sera moins destructif à l’encontre des Libanais ». Ces discours comportaient aussi des phrases relatives au destin des chrétiens du Liban et du Moyen-Orient.
Les dernières images projetées sur l’écran étaient celles de la révolution du Cèdre et des personnalités assassinées entre 2005 et 2007, avec une place spéciale accordée au ministre Pierre Amine Gemayel, assassiné comme son oncle avant d’avoir eu 35 ans.
Pour beaucoup, l’émotion était très vive, hier, notamment pour les anciens combattants et les personnes qui avaient personnellement côtoyé Bachir Gemayel et qui se sont souvenues de camarades tués au combat, de rêves brisés après le 14 septembre 1982 ou durant la période qui a marqué la défaite des chrétiens du Liban en 1990. Certains se sont certainement remémorés des combats qu’ils avaient eux-mêmes menés pour défendre une cause en laquelle ils croyaient, celle des chrétiens du Liban qui ont, selon Bachir Gemayel et les Forces libanaises, mené des batailles existentielles pour préserver leur présence au Liban, de manière à vivre dignement et librement.
À la question de savoir si ce concert ne ravive pas les dissensions de la guerre, Youmna Gemayel, vice-présidente de la Fondation Bachir Gemayel, a souligné à L’Orient-Le Jour que, au contraire, ces images et ces hymnes font partie de notre histoire et que la résistance ne s’est pas arrêtée. Youmna Gemayel a également indiqué que les préparatifs de l’événement de mercredi soir ont pris un mois. L’équipe en charge était dirigée par Nadim Gemayel.
Un DVD et un CD de la cérémonie seront disponibles plus tard.
« Si nous avons organisé ce concert, c’est pour mettre un terme au désespoir qui sévit dans notre société et pour rappeler que nous nous sommes battus pour une cause et que nous avons réussi à nous défendre malgré tout », a encore noté Youmna Gemayel.
Étaient notamment présents à la cérémonie, la famille de Bachir Gemayel, son épouse, l’ancienne députée de Beyrouth Solange, ses enfants Nadim et Youmna, les députés Atef Majdalani, Jean Oghassabian, Antoine Zahra, Georges Adwan, Michel Pharaon, Serge Ter Sarkissian, Nabil de Freige, Jamal Jarrah, Samer Saadé, Hadi Hobeiche et Ammar Houri, les anciens ministres Nayla Moawad, Mona Afeiche, Sélim Sayegh, l’ancien député Farès Souhaid, l’ancienne Première dame Joyce Amine Gemayel et Patricia Pierre Gemayel, épouse du ministre assassiné.
La famille du président martyr Bachir Gemayel a choisi la veille de son anniversaire pour lancer une série d’activités qui se tiendront tout au long de l’année. Le coup d’envoi de ces activités a été donné lors d’un concert de mercredi soir ayant pour thème « L’histoire de la résistance libanaise à travers ses chants ».Prenant la parole au début de la cérémonie, le député de Beyrouth, Nadim Bachir Gemayel, a souligné que le président assassiné avait pour slogan le Liban d’abord, et cela bien avant la révolution du Cèdre de 2005. Nadim Gemayel a aussi mis l’accent sur le travail effectué au fil des ans par la résistance libanaise, soulignant l’importance de ses chants et de ses hymnes qui ont marqué leur époque. « Nous poursuivrons notre lutte pour garder vivante la flamme de la résistance...
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