Le chef du PSP, le député Walid Joumblatt, a affirmé jeudi que tout citoyen syrien a le droit de se réfugier au Liban et de s’exprimer librement sans être harcelé. M. Joumblatt a par ailleurs cité le cas de 13 ressortissants syriens ayant disparu alors qu’ils se trouvaient en territoire libanais.
"Sommes-nous revenus au temps de la tutelle sécuritaire (syrienne) ?", a demandé le chef du PSP, tout en appelant les autorités libanaises à offrir "une aide humanitaire aux réfugiés syriens jusqu’à ce que la situation se calme dans leur pays".
Enfin, M. Joumblatt a souligné que la surveillance des frontières est du devoir de l’armée. "Il est nécessaire de mettre l’armée à l’écart de la crise en Syrie, a-t-il dit. Son rôle doit être limité à l’intérieur du territoire libanais."
Ce matin, le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, avait affirmé à la Voix du Liban (100.5), qu’il n’y avait "pas de preuves que des figures de l’opposition syrienne ont été kidnappées au Liban", alors qu'hier, le Conseil national syrien (CNS) a exprimé dans un communiqué son "inquiétude" après "l'enlèvement d'au moins 13 opposants syriens au Liban".
"Le bureau exécutif du conseil national a exprimé son inquiétude, dans une lettre adressée au Premier ministre libanais Nagib Mikati, à la suite de rapports confirmés par des organisations de droits de l'Homme arabes et internationales faisant état de 13 enlèvements, au moins, de citoyens syriens, parmi lesquels l'opposant politique Chebli Al-Ayssami, le 24 mai", a indiqué le CNS dans son communiqué. Arrivé le 19 mai des Etats-Unis pour rendre visite à sa fille comme chaque été à Aley, à l'est de Beyrouth, Chebli al-Ayssami, 86 ans, a disparu cinq jours plus tard.
"Le conseil national est très inquiet du fait que des opposants enlevés sont livrés aux organismes de sécurité du régime syrien, ce qui les expose à un danger de mort", indique le texte ajoutant que "les autorités libanaises sont responsables (...) de la sécurité des résidents sur leur territoire ou de leurs visiteurs". L'opposition syrienne a également appelé "le gouvernement libanais à prendre toutes les mesures nécessaires pour la libération des personnes enlevées et pour empêcher d'autres enlèvements". Le Liban ne doit "pas permettre au régime syrien d'utiliser le territoire libanais pour des actions de répression et de terreur contre ses opposants, et il se doit de préserver le Liban comme un endroit sûr pour la liberté d'expression", ajoute le texte.
"Sommes-nous revenus au temps de la tutelle sécuritaire (syrienne) ?", a demandé le chef du PSP, tout en appelant les autorités libanaises à offrir "une aide humanitaire aux réfugiés syriens jusqu’à ce que la situation se calme dans leur pays".
Enfin, M. Joumblatt a souligné que la surveillance des frontières est du devoir de l’armée. "Il est nécessaire de mettre l’armée à l’écart de la crise en Syrie, a-t-il dit. Son rôle doit être limité à l’intérieur du territoire libanais."
Ce matin, le ministre...


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