L'Iran "ne reculera pas d'un iota" sur son programme nucléaire, a averti, aujourd'hui mercredi 9 novembre, le président Mahmoud Ahmadinejad. Iranian Presidency/HO/AFP
Des déclarations faites après la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans lequel l’agence émet de "sérieuses inquiétudes" sur le programme nucléaire iranien, disant s'appuyer sur des informations "crédibles" selon lesquelles l'Iran a travaillé à la mise au point de l'arme atomique. Téhéran, qui a toujours démenti tout caractère militaire à son programme, a rejeté en bloc les accusations de l'agence, affirmant qu'elles étaient fondées sur des éléments anciens, incluant certains faux documents "fabriqués par Washington".
M. Ahmadinejad, qui effectue un déplacement dans le centre de l'Iran, a accusé les responsables de l'AIEA d'avoir "sacrifié la réputation de l'Agence en reprenant les affirmations invalides des Etats-Unis". Il a également réaffirmé que l'Iran ne cherchait pas à se doter de l'arme nucléaire. "Nous n'avons pas besoin de la bombe atomique, le peuple iranien est intelligent, il ne va pas construire deux bombes face aux 20.000 bombes que vous possédez", a-t-il dit en s'adressant aux Occidentaux.
M. Ahmadinejad avait déjà affirmé mardi que Téhéran n'avait "pas besoin de la bombe atomique" pour affronter les Etats-Unis, mais pouvait les vaincre "par la pensée, la logique et la culture".
Parallèlement, le chef d'état-major adjoint des forces iraniennes, le général Massoud Jazayeri, a menacé mercredi Israël de "destruction" si ce pays attaquait ses installations nucléaires. "Le centre (nucléaire israélien) de Dimona est le site le plus accessible que nous pouvons viser, et nous avons des capacités encore plus importantes. A la moindre action d'Israël (contre l'Iran), nous verrons sa destruction", a averti le général Jazayeri cité par la télévision iranienne en arabe Al-Alam.
En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé mercredi la communauté internationale à "arrêter la course de l'Iran vers l'arme nucléaire".
Pour l'opposition, la présidente du parti Kadima (centriste), Tzipi Livni, a estimé que "maintenant que la vérité a été présentée au monde, Israël se doit de galvaniser le monde libre pour stopper l'Iran". "Détermination et sagesse diplomatique sont désormais cruciales", a-t-elle ajouté sur sa page Facebook.
Le président de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du Parlement, Shaul Mofaz, un député de Kadima qui a été chef d'état-major, a parlé de "moment de vérité" et jugé que ce "rapport sévère" donne à la communauté internationale l'occasion d'"agir" contre l'Iran.
Selon M. Mofaz, la communauté internationale doit "intensifier" les sanctions contre l'Iran. "L'opération militaire en général, et en particulier par Israël, est actuellement la dernière et la pire des options, mais toutes les options doivent être sur la table maintenant", a-t-il plaidé.
Mais experts et hommes politiques israéliens expriment des doutes grandissants sur la possibilité pour leur pays de bloquer militairement le programme nucléaire iranien, une menace que continue à laisser planer le gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Dans ce contexte, le rapport de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien semble éloigner le scénario d'une attaque israélienne en mettant en avant l'option de sanctions internationales renforcées.
Des sanctions plus dures, c’est ce qu’a prôné, dans la matinée, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, sur Radio France Internationale (RFI). "La France est prête avec ceux qui le voudront à aller beaucoup plus loin dans des sanctions qui doivent être renforcées pour faire plier l'Iran", a déclaré M. Juppé, ajoutant : "il faut des sanctions dures qui empêchent l'Iran de continuer à se procurer des ressources lui permettant de poursuivre ses activités en violation de toutes les règles internationales".
Le responsable français a également déclaré que « le Conseil des gouverneurs de l'AIEA doit condamner explicitement la conduite de l'Iran » et que « la saisine du Conseil de sécurité s'impose aussi".
Des déclarations faites après la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans lequel l’agence émet de "sérieuses inquiétudes" sur le programme nucléaire iranien, disant s'appuyer sur des informations "crédibles" selon lesquelles l'Iran a travaillé à la mise au point de l'arme atomique. Téhéran, qui a toujours démenti tout caractère militaire à son programme, a rejeté en bloc les accusations de l'agence, affirmant qu'elles étaient fondées sur des éléments anciens, incluant certains faux documents "fabriqués par Washington".
M. Ahmadinejad, qui effectue un déplacement dans le centre de l'Iran, a accusé les responsables de l'AIEA d'avoir "sacrifié la...



Ben, c'est de la légitime défense! Ces Iraniens ne plaisantent pas et n'ont pas d'émirs dirigeants dans des bateaux de plaisance... La pluie de missiles est garantie comme minimum en ouverture de partie!... faites vos jeux... Rien ne va plus!
16 h 51, le 10 novembre 2011