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À La Une - Nomination

Arabie saoudite: un prince de 76 ans nommé ministre de la Défense

Salmane Ben Abdel Aziz est le frère du nouveau prince héritier.

Photo d'archives du prince Salmane Ben Abdel Aziz. Raveebdran/

Le gouverneur de Riyad, le prince Salmane Ben Abdel Aziz, 76 ans, a été nommé samedi par décret royal ministre de la Défense de l'Arabie saoudite, une puissance pétrolière soucieuse de sa sécurité dans une région instable.

Le roi Abdallah a nommé le prince Salmane, son demi-frère, à la tête du puissant ministère, où il succède au prince Sultan, décédé en octobre, ont rapporté les médias officiels saoudiens.

Le prince Sattam Ben Abdel Aziz devient gouverneur de Riyad, en remplacement du nouveau ministre de la Défense.

Le roi Abdallah a déjà promu le ministre de l'Intérieur, le prince Nayef ben Abdel Aziz, 78 ans, comme nouveau prince héritier du royaume, en remplacement du prince Sultan, mort le 22 octobre aux Etats-Unis des suites d'une longue maladie.

Le prince Khaled Ben Sultan, fils du prince héritier défunt et ancien adjoint au ministre de la Défense, est nommé vice-ministre de la Défense.

 

En même temps que ces nominations, le souverain saoudien a signé une série de décrets restructurant plusieurs organismes officiels, incluant une séparation entre la Défense et l'Aviation civile, deux secteurs qu'avait chapeautés pendant des décennies le prince héritier défunt.

Le nouveau prince héritier a également été désigné vice-président du Conseil national de sécurité et président du Conseil supérieur des Affaires islamiques.

 

La nomination d'un ministre de la Défense était attendue avec intérêt par les milieux politiques, qui spéculaient sur un possible choix pour ce poste stratégique d'un prince de la troisième génération des Al-Saoud, afin de rajeunir une direction accaparée jusqu'à présent par les fils octogénaires ou septuagénaires du fondateur du royaume, le roi Abdel Aziz Ibn Saoud.

 

Né à Riyad en 1935, le prince Salmane était considéré comme très proche de son frère Sultan, qu'il avait accompagné au cours de ses dernières années de maladie et lors de son dernier séjour médical aux Etats-Unis.

Le prince Salmane, qui était gouverneur de Riyad depuis 1955, est le frère du nouveau prince héritier.

Sa nomination est intervenue alors que le roi Abdallah, 87 ans, n'a fait aucune apparition publique ces derniers jours. Opéré en octobre au dos, pour la troisième fois depuis une intervention en novembre 2010 à la suite d'une hernie discale, il était apparu fatigué lors des funérailles du prince Sultan.

 

Premier exportateur mondial de brut, l'Arabie saoudite, soucieuse de sa sécurité dans un contexte d'instabilité régionale marquée par la tension suscitée par l'Iran et le prochain retrait américain d'Irak, est un client traditionnel des industries de l'armement occidentales, en particulier américaines.

Riyad est en train de finaliser un contrat d'armement d'un montant d'environ 60 milliards de dollars avec les Etats-Unis, qui deviendra, s'il est conclu, le plus important de l'histoire américaine.

Ce contrat prévoit la vente de 84 chasseurs-bombardiers F-15, de 178 hélicoptères d'attaque et de 12 hélicoptères légers d'entraînement MD-530F, avec une livraison échelonnée sur 15 à 20 ans, selon le département d'Etat.

 

Le gouverneur de Riyad, le prince Salmane Ben Abdel Aziz, 76 ans, a été nommé samedi par décret royal ministre de la Défense de l'Arabie saoudite, une puissance pétrolière soucieuse de sa sécurité dans une région instable.
Le roi Abdallah a nommé le prince Salmane, son demi-frère, à la tête du puissant ministère, où il succède au prince Sultan, décédé en octobre, ont rapporté les médias officiels saoudiens.
Le prince Sattam Ben Abdel Aziz devient gouverneur de Riyad, en remplacement du nouveau ministre de la Défense.
Le roi Abdallah a déjà promu le ministre de l'Intérieur, le prince Nayef ben Abdel Aziz, 78 ans, comme nouveau prince héritier du royaume, en remplacement du prince Sultan, mort le 22 octobre aux Etats-Unis des suites d'une longue maladie.
Le prince Khaled Ben Sultan, fils du prince héritier...
commentaires (2)

- - L'Arabie Saoudite n'a pas à s'inquiéter et ne s'inquiète pas d'ailleurs , de ce printemps arabe qui installe la Charia partout sur son passage , puisqu'elle est l'exemple à suivre pour toutes ces révolutions qui la regardent d'en bas avec respect , comme non seulement , le pays qui les finance et les appuie dans leurs révolutions , mais le foyer de la Charia par excellence avec son mode de vie qui est respecté à la lettre et même exporté !!! Ce que la famille Al Saoud craint le plus , c'est les habitant de la région orientale où se trouve tout leur pétrole , qui sont en majorité d'une autre confession qu'eux et de toutes ces révolutionnaires islamistes arabes , qui réclament leurs droits , ceux d'être traité à égalité comme les autres Saoudiens , sinon , ils risquent de vouloir devenir libres et aspirer à une vraie démocratie .

JABBOUR André

10 h 56, le 06 novembre 2011

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Commentaires (2)

  • - - L'Arabie Saoudite n'a pas à s'inquiéter et ne s'inquiète pas d'ailleurs , de ce printemps arabe qui installe la Charia partout sur son passage , puisqu'elle est l'exemple à suivre pour toutes ces révolutions qui la regardent d'en bas avec respect , comme non seulement , le pays qui les finance et les appuie dans leurs révolutions , mais le foyer de la Charia par excellence avec son mode de vie qui est respecté à la lettre et même exporté !!! Ce que la famille Al Saoud craint le plus , c'est les habitant de la région orientale où se trouve tout leur pétrole , qui sont en majorité d'une autre confession qu'eux et de toutes ces révolutionnaires islamistes arabes , qui réclament leurs droits , ceux d'être traité à égalité comme les autres Saoudiens , sinon , ils risquent de vouloir devenir libres et aspirer à une vraie démocratie .

    JABBOUR André

    10 h 56, le 06 novembre 2011

  • Arabie Saoudite ou histoire d’ une monarchie qui vieillit mais qui veut rester jeune avec son armement pour faire face aux dangers imminents des printemps arabes qui la menacent dans leurs courants . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 58, le 06 novembre 2011

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