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À La Une - Crise

Le G20 déterminé à enrayer la crise grecque, avare en mesures concrètes

Le débat au Parlement grec sur le vote de confiance au gouvernement de Papandréou se poursuit.

 

Les présidents américain et français, Barack Obama et Nicolas Sarkozy, à la fin du sommet du G20. FRANCE 2/

Nouveau coup de théâtre dans une tragédie grecque qui n'en finit plus de rebondir. Aujourd'hui vendredi, le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a officiellement annoncé aux dirigeants de la zone euro la décision de la Grèce de "ne pas organiser le référendum" qu'elle avait prévu sur le plan européen de sortie de crise.

M. Venizelos a aussi souligné que le gouvernement briguait vendredi soir la confiance "pour obtenir le plus grand consensus possible" politique "avec la formation d'un gouvernement en ce sens".

 

Le débat au Parlement grec sur le vote de confiance a commencé vendredi soir à 16H00 GMT, selon la télévision du Parlement. Environ 70 députés des cinq partis parlementaires doivent s'adresser à l'assemblée parlementaire avant le discours de M. Papandréou, prévu pour 21H30 GMT, trente minutes avant le début du déroulement du vote nominal.

Le résultat du vote restait incertain, même si la majorité socialiste est de 152 sur les 300 sièges au parlement. Quelques députés du parti au pouvoir, le Pasok, ont menacé de voter contre M. Papandréou réclamant un gouvernement d'unité pour faire sortir le pays de la crise.

 

Georges Papandréou va tenter lors de ce vote à haut risque de rester en place, le temps de garantir le lancement du plan européen anticrise qui doit sauver son pays de la faillite et le maintenir dans l'euro. Car même si le référendum a été finalement abandonné, les moyens de sortir de la crise politique et financière dans laquelle s'enfonce la Grèce sont encore loin d'être trouvés.

 

Parallèlement à Cannes, le sommet du G20 qui s'est efforcé d'éviter une propagation de la crise grecque, en plaçant l'Italie sous la surveillance du FMI, a pris fin.

Plus largement, les dirigeants des pays du G20, qui pèsent 85% de l'économie mondiale, ont examiné les moyens de renforcer les pare-feu indispensables pour éviter la contagion de cette crise de la dette qui mine l'Europe depuis près de deux ans.

Le G20 s'est ainsi engagé à "faire en sorte que des ressources supplémentaires puissent être mobilisées rapidement" par le FMI, selon la déclaration finale du sommet, qui renvoie une décision concrète à plus tard.

 

Plusieurs pays emmenés par les États-Unis sont réticents à graver un chiffre dans le marbre tant que la zone euro n'a pas ramené l'ordre chez elle, a relevé le membre d'une délégation. "Il y a beaucoup de pression sur la zone euro, de la part de nombreux pays", a expliqué de son côté un responsable britannique.

La chancelière allemande Angela Merkel a d'ailleurs reconnu que "pratiquement aucun des pays présents" n'avait encore "annoncé vouloir participer" au fonds de secours de la zone euro. "Cela dépendra de ses modalités", a-t-elle expliqué.

 

"Le G20, avec le vaudeville grec et italien, et l'échec du FMI et de la Chine à venir au secours de l'Europe, a aggravé la crise de la zone euro", juge sévèrement Sony Kapoor, du think tank bruxellois Re-Define.

Les places boursières européennes ont d'ailleurs rechuté vendredi.

 

Les principales économies de la planète se sont toutefois engagées à ramener la croissance sur des fondements durables en s'efforçant de corriger les déséquilibres économiques mondiaux.

La Chine et l'Allemagne s'engagent ainsi à prendre des mesures pour soutenir leur demande intérieure afin de soutenir la croissance mondiale, en cas d'aggravation de la crise, selon le communiqué final du sommet du G20.

 

Le président Obama a de son côté salué la "détermination" de la Chine à augmenter la flexibilité du yuan, accusé d'être sous-évalué de manière artificielle pour favoriser les exportations chinoises au détriment des partenaires commerciaux de Pékin.

 

Sans avoir obtenu d'unanimité au sein du G20, en raison notamment de l'hostilité américaine, le président français Nicolas Sarkozy a souhaité qu'une taxe sur les transactions financières soit mise en place dans les pays de l'Union européenne (UE) "dès l'année 2012", une initiative qui se voit "reconnue" dans le communiqué final.

Il a assuré aussi que les "pays qui demeurent des paradis fiscaux" seraient "mis au ban de la communauté internationale". Une liste de onze pays qui ne respectent pas les normes internationales en la matière, dont la Suisse et le Liechtenstein, a été publiée.

 

Par ailleurs, les régulateurs ont identifié vendredi au total 29 banques dites d'importance "systémique", qui par leur taille représentent un danger pour l'ensemble de l'économie en cas de faillite, et vont leur imposer une série de mesures pour les renforcer.

 

Les dirigeants du G20 avaient tenté jeudi au premier jour de leur sommet sur la Côte d'Azur d'afficher un front uni face à la crise de la dette et aux soubresauts grecs qui risquent de déclencher, selon les termes de l'un d'eux, une "réaction en chaîne" pour l'économie mondiale.

Nouveau coup de théâtre dans une tragédie grecque qui n'en finit plus de rebondir. Aujourd'hui vendredi, le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a officiellement annoncé aux dirigeants de la zone euro la décision de la Grèce de "ne pas organiser le référendum" qu'elle avait prévu sur le plan européen de sortie de crise.
M. Venizelos a aussi souligné que le gouvernement briguait vendredi soir la confiance "pour obtenir le plus grand consensus possible" politique "avec la formation d'un gouvernement en ce sens".
 
Le débat au Parlement grec sur le vote de confiance a commencé vendredi soir à 16H00 GMT, selon la télévision du Parlement. Environ 70 députés des cinq partis parlementaires doivent s'adresser à l'assemblée parlementaire avant le discours de M. Papandréou, prévu pour 21H30 GMT, trente minutes...
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