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Dernières Infos - Liban

Le cerveau de l'affaire des Estoniens poursuivi dans de nombreuses affaires criminelles

Waël Abbas, l’homme accusé d’être le cerveau du kidnapping, en mars dernier, des sept cyclistes estoniens dans la Békaa, est interrogé aujourd'hui jeudi par la branche des renseignements des forces de sécurité intérieure (FSI), rapporte le quotidien panarabe al-Hayat, citant des sources judiciaires. Hier, après sa remise aux autorités libanaises par Damas, Waël Abbas a été interrogé par la Sûreté générale, ont précisé ces sources.

 

Waël Abbas avait été arrêté en essayant d’entrer en Syrie avec un faux passeport, selon les médias. Cependant, des sources bien informées ont assuré au quotidien al-Hayat que "Waël Abbas avait fui à Doha (Qatar) après s’être rendu à Damas muni d’un faux passeport espagnol". Selon ces sources, Abbas, qui est originaire de Majdal Anjar, a usurpé l’identité d’un homme de la famille Fliti de Arsal, "mais les autorités qataries ont découvert la supercherie et l’ont arrêté à l’aéroport et l’ont renvoyé en Syrie". La Sûreté générale syrienne l’a alors arrêté. Pendant son incarcération, sa famille aurait tenté de le faire libérer et de faire en sorte qu’il ne soit pas remis aux autorités libanaises, ont ajouté les sources précitées.

 

Selon al-Hayat, "Abbas est poursuivi dans des affaires de meurtres et de tentative de meurtres de militaires libanais, de formation d’un groupe armé, et d’activités terroristes". Le tribunal militaire a déjà condamné par contumace l’accusé à la peine de mort dans l’affaire de l’assassinat de quatre soldats libanais en 2009 et celle de l’assassinat du soldat Rached Sabri, membre du département des renseignements de l’armée, lors de l’enlèvement des touristes estoniens.

 

Après son interrogatoire par les FSI, Abbas sera remis au procureur militaire, le juge Fadi Sawan, qui est responsable du dossier de l’enlèvement des touristes estoniens, a ajouté al-Hayat.

 

Les sept Estoniens avaient été enlevés le 23 mars, quelques heures seulement après leur entrée au Liban en provenance de Syrie à vélo, et avaient été libérés le 14 juillet dernier. Neuf personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire, selon al-Hayat, et trois personnes, après l'arrestation de Waël Abbas, sont encore recherchées.

 

Le journal rapporte également que, selon des sources officielles, l’enquête et les interrogatoires avec les détenus ont montré que Waël Abbas avait, avec l’aide de quatre personnes, fait passer les otages estoniens en Syrie via Deir el-Achaer.

 

Selon le quotidien an-Nahar, Abbas dirige le gang qui a enlevé les Estoniens pour le compte d’un groupe inconnu (Haraket al-Nahda wal-Islah ou "Mouvement pour le renouveau et la réforme"), plus dangereux aux yeux des services de sécurité.

 

Selon an-Nahar, Abbas, qui a une sympathie pour les idées salafistes, travaillait dans une usine d’aluminium à Zahlé. Il est suspecté, d'après le journal, d’avoir participé au cambriolage de l’usine le 4 mai dernier ainsi que d’une station d'essence à Meska pour financer les opérations de son groupe.

 

Waël Abbas, l’homme accusé d’être le cerveau du kidnapping, en mars dernier, des sept cyclistes estoniens dans la Békaa, est interrogé aujourd'hui jeudi par la branche des renseignements des forces de sécurité intérieure (FSI), rapporte le quotidien panarabe al-Hayat, citant des sources judiciaires. Hier, après sa remise aux autorités libanaises par Damas, Waël Abbas a été interrogé par la Sûreté générale, ont précisé ces sources.
 
Waël Abbas avait été arrêté en essayant d’entrer en Syrie avec un faux passeport, selon les médias. Cependant, des sources bien informées ont assuré au quotidien al-Hayat que "Waël Abbas avait fui à Doha (Qatar) après s’être rendu à Damas muni d’un faux passeport espagnol". Selon ces sources, Abbas, qui est originaire de Majdal Anjar, a usurpé l’identité d’un...