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Nos lecteurs ont la parole

La Toussaint, source de victoire ou de défaite ?

Par Sylvain THOMAS
La fête de la Toussaint approche. Nous imaginons peut-être un temps de grisaille, de pluie fine sous un ciel gris. Un peu comme si la déprime était au goût du jour. Certains pourraient même aller jusqu’à dire que, puisque tout est lugubre, c’est que c’est vraiment la Toussaint. S’il en est ainsi, nous devons reconnaître que la fête de la Toussaint est le contraire. Opposition à la grisaille, opposition à toute forme de tristesse. En effet, la Toussaint est une fête qui ne parle que de bonheur, c’est-à-dire des béatitudes.
La Toussaint, c’est bien notre fête. Par les sacrements, nous sommes devenus corps du Christ et 
temple de l’Esprit. Nous sommes appelés à la sainteté de Dieu. Cela nous paraît difficile et pourtant 
telle est notre condition humaine : l’appel à la sainteté. Et le Père, par Son propre Fils, nous donne les
 moyens de réaliser un tel objectif : ces fameuses béatitudes. Le chemin de la sainteté est celui de la 
réalisation des béatitudes en nous. Si nous essayons de les vivre, nous approchons vraiment de ce qui
 nous semble tellement loin de nous. Heureux nous sommes, parce que nous avons reçu le plus beau
 cadeau qu’il puisse nous être donné : celui de vivre notre vie ! Elle peut parfois nous sembler remplie d’embûches, de dérapages. Mais avant tout, elle est belle et vaut tellement la peine d’être vécue. Cette vie reçue, nous en sommes responsables et c’est la manière dont nous traverserons les événements qui nous permettront de nous rendre compte que nous ne passons pas à côté d’elle, que nous y croquons à pleines dents. Oui, la vie est belle et heureux sommes-nous. Détâchons-nous alors de tout ce qui nous empêche de nous rendre compte d’une telle réalité et retrouvons le sens de nos existences, qui passent immanquablement par la foi en Dieu. Un Dieu qui ne nous demande pas de souffrir, de peiner. Un Dieu qui nous demande tout simplement d’être heureux avec ceux avec qui nous vivons, c’est-à-dire l’humanité entière.
La sainteté à laquelle nous sommes appelés variera d’une personne à l’autre. En fonction de nos qualités et de nos fragilités, nous serons plus à même de commencer à développer une béatitude plutôt qu’une autre. L’essentiel, c’est qu’à la fin du parcours nous ayons comme souci de les vivre toutes. Par le Christ, nous entrons dans une ère nouvelle, celle qui reconnaît que l’important sur la terre, c’est le bonheur. Et s’il y a plusieurs béatitudes, c’est pour nous rappeler que le bonheur comme tel n’existe pas. Le bonheur se construit chaque jour. Nous seuls pouvons le réaliser. Le bonheur n’existe pas par essence et, pourtant, nous le vivons. Tout simplement parce que le bonheur est le fruit d’une somme et d’une multiplication. Le bonheur est la somme de tous les petits bonheurs que nous vivons : un sourire, un regard, un geste de tendresse, un acte de solidarité, une, deux, huit aumônes, un refus de juger et de condamner, une parole de compassion,voire même de pardon, une oreille attentive, une épaule sur laquelle sécher ses larmes, un souci de paix, un cri face aux injustices, une prière, un engagement. Ces petits bonheurs sont les béatitudes d’aujourd’hui. Celles que nous pouvons vivre quotidiennement. Notre vie en sera complètement transformée. Nous pourrions alors nous contenter d’une telle addition et vivre notre vie. C’est un commencement, mais ce n’est pas suffisant. Pour nous qui avons reçu le don de la foi, l’addition doit se compléter par une multiplication. En effet, pour qu’il y ait vraiment bonheur, nous devons multiplier la somme des petits bonheurs que nous vivons par le message du Christ ressuscité. Dieu s’est incarné parmi nous pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance. Vivre sa vie par le prisme de la foi rend la vie plus belle encore, car nous lui donnons un sens. Dans la foi, nous vivons notre vie en Dieu.
Que les béatitudes soient pour chacune et chacun de nous un chemin merveilleux vers la sainteté, notre sainteté ici et maintenant jusqu’à la fin de notre vie. Le temps passe vite, ou plutôt c’est nous qui passons. Le temps nous a précédés depuis des millénaires et il continuera après nous. Alors gagnons ce match de la vie car, comme le dit l’Évangile : « Ceux qui auront profité des plaisirs de la vie la perdront et ceux qui n’auront pas profité de la vie la gagneront. »
La fête de la Toussaint approche. Nous imaginons peut-être un temps de grisaille, de pluie fine sous un ciel gris. Un peu comme si la déprime était au goût du jour. Certains pourraient même aller jusqu’à dire que, puisque tout est lugubre, c’est que c’est vraiment la Toussaint. S’il en est ainsi, nous devons reconnaître que la fête de la Toussaint est le contraire. Opposition à la grisaille, opposition à toute forme de tristesse. En effet, la Toussaint est une fête qui ne parle que de bonheur, c’est-à-dire des béatitudes.La Toussaint, c’est bien notre fête. Par les sacrements, nous sommes devenus corps du Christ et 
temple de l’Esprit. Nous sommes appelés à la sainteté de Dieu. Cela nous paraît difficile et pourtant 
telle est notre condition humaine : l’appel à la sainteté. Et le Père, par Son...
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