La délégation syrienne (l'ambassadeur syrien auprès de la Ligue Youssef Ahmad (g) et le ministre des AE Walid Mouallem (d)) quitte la réunion de Doha, promettant une réponse, lundi, au plan proposé. Photo Sana/
Le chef de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé lundi qu'une intervention militaire de l'Alliance atlantique en Syrie était "totalement exclue". "Il est totalement exclu. Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie", a déclaré M. Rasmussen dans l'avion qui l'amenait en Libye, au dernier jour des opérations militaires dans ce pays, qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi. "Tout d'abord, nous avons pris la responsabilité de l'opération en Libye parce qu'il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région", a-t-il poursuivi estimant qu'"aucune de ces conditions n'est remplie en Syrie". "Nous devons prendre des décisions au cas par cas. Dans une perspective globale, vous ne pouvez pas comparer la Libye et la Syrie", a-t-il ajouté. "Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie", a-t-il répété.
"Evidemment je condamne fermement la répression des forces de sécurité sur les civils en Syrie. C'est absolument scandaleux", a-t-il ajouté.
Parallèlement, la Ligue arabe attendait lundi une réponse du pouvoir syrien à sa demande d'un retrait des chars des villes en pointe de la contestation populaire et d'un dialogue national au Caire. Le patron de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, qui a quitté Doha dans l'après-midi, a révélé à l'AFP que le plan soumis à la délégation de Damas portait sur un "arrêt immédiat" de la violence et le "retrait des chars" afin "d'adresser un message rassurant à la rue syrienne". Il stipule également, a-t-il ajouté, "l'amorce au Caire d'un dialogue national entre toutes les composantes de l'opposition et le régime", ce que Damas refusait jusqu'à présent.
Mais la délégation syrienne a également quitté Doha "sans fournir de réponse" au plan arabe, d'après la chaîne satellitaire al-Jazira basée au Qatar.
Un "message de fermeté" salué par Paris. "Nous nous félicitons que la Ligue arabe adresse au président syrien un message de fermeté en lui demandant la libération des prisonniers, le retrait des chars, l'arrêt de la violence et l'engagement d'un dialogue national", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point-presse.
Le comité ministériel de la Ligue arabe a soumis ce plan dimanche au ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem à Doha, la capitale du Qatar. Le Premier ministre du Qatar et président du comité, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, avait indiqué que la délégation syrienne avait promis de fournir lundi la réponse de M. Assad, confronté depuis plus de sept mois à une révolte sans précédent.
Dans une déclaration publiée par le quotidien The Daily Telegraph, le président syrien a toutefois mis en question la représentativité du Conseil national syrien (CNS), qui rassemble une bonne partie de l'opposition. "Je ne vais pas perdre mon temps à parler d'eux. Je ne les connais pas, il vaut mieux enquêter pour savoir s'ils représentent réellement les Syriens".
La délégation syrienne était injoignable lundi matin et tenait des réunions bilatérales avec plusieurs ministres arabes à Doha, mais un diplomate arabe qui a requis l'anonymat a fait état de son "optimisme prudent".
Réagissant aux déclarations du président syrien selon lequel toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un "tremblement de terre" au Proche-Orient, cheikh Hamad a affirmé que "l'ensemble de la région est exposée à une grande tempête". "Il est important que les dirigeants sachent comment se comporter mais pas par des tergiversations et des tromperies", a-t-il averti, ne mâchant pas ses mots à l'égard du régime syrien.
Le Premier ministre du Qatar a souligné que le comité ministériel sur la Syrie se réunirait mercredi au Caire, siège de la Ligue arabe, "qu'il y ait accord ou pas".
La réunion de dimanche s'est tenue dans un climat tendu, la Ligue arabe ayant exprimé dans un message à M. Assad son "rejet des meurtres de civils". Le pouvoir à Damas avait répliqué en se déclarant "étonné que le comité arabe ait basé sa position sur les mensonges diffusés par les chaînes de télévision qui incitent" à la violence.
Sur le terrain, sept civils ont été tués, au lendemain de la mort déjà de sept d'entre eux dans la dispersion de manifestations réclamant le gel par la Ligue arabe de l'adhésion de la Syrie.
Cinq ont été tués par balles à Homs (centre), un des foyers de la contestation, un à Harasta, près de Damas, et un autre ainsi qu'un soldat insoumis dans la province de Hama (nord), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni.
Des dizaines d'étudiants ont défilé par ailleurs à l'université de Qalamoune dans la province de Damas pour réclamer le départ du président syrien, ainsi qu'à l'université de Deraa (sud), où les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et arrêté des étudiants, selon la même source.
Le régime syrien, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des "gangs terroristes", ne cesse de réprimer les protestataires. Plus de 3.000 personnes ont péri depuis le 15 mars, selon l'ONU.
L'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs, qui ont fait des dizaines de morts ces derniers jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni. Les défections se sont multipliées dans les rangs de l'armée, de nombreux déserteurs rejoignant l'"Armée syrienne libre", une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet.



Hier soir sur la 2, "mots croisés" de Calvi, un débat sur la Tunisie, très interessant et les invités français Hubert Vedrine et Gérard Longuet, ministre de la défense ont confirmé qu'il n'était absolument pas question d'intervenir en Syrie, les raisone invoquées étaient le fiasco lybien et le véto russo /chinois, que l'otan avait perdu la main en Syrie et que tout ce qui restait à faire était de donner à la Turquie un plus grand rôle pour NEGOCIER un changement de politique en Syrie. Cela prouve ce qu'on a toujours dit dans ce forum que tout état qui se fourvoie avec les yanky/sio se verra mettre au pas mais que tous ceux qui ne leur ont jamais mangé dans la main resteront maîtres chez eux. Et pour revenir sur le débat sur la Tunisie et qui confirme ce que je viens d'annoncer plus haut, ils en étaient à expliquer aux opposants tunisiens présents d'aller se conformer aux résultats des élections passées et que l'Europe ne pouvait rien faire de plus que ça. Comme quoi ceux qui vivent dans l'illusion d'une aide extérieure chez nous et ailleurs il est temps qu'ils se réveillent.
06 h 18, le 01 novembre 2011