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Moyen Orient et Monde - Irak

La base américaine de Kalsu se prépare au grand départ

Khamenei rencontre Barzani et lui réitère son soutien.

Le guide iranien (à d.), lors de sa rencontre avec le président kurde Massoud Barzani. Photo AFP

De longues files de camions, une activité de ruche et des milliers de GI qui s’activent : à deux mois du grand départ annoncé d’Irak, les préparatifs vont bon train sur la base américaine de Kalsu, l’une des toutes dernières encore opérationnelles.
Située à une cinquantaine de km de Bagdad, sur l’autoroute conduisant vers le sud, Kalsu joue un rôle-clé dans le transit des milliers de tonnes de matériel que l’armée américaine dépêche vers le Koweït en vue de son retrait d’Irak, une gigantesque opération logistique qui devra être achevée avant le 31 décembre, comme vient de le confirmer le président Barack Obama. Kalsu devrait être l’une des cinq dernières bases américaines à fermer (sur les 505 actives en 2008, et 15 actuellement). L’opération est « assez conséquente », sourit le capitaine Mark Alfers, commandant du 606th Movement Control Team, une unité logistique à Kalsu. « Nous sommes ici depuis plus de huit ans et nous avons pour plus de huit ans de matériel à faire sortir par un seul point de sortie », le Koweït, souligne-t-il.
Le processus a démarré depuis plusieurs mois, mais l’annonce du président Obama lui a donné un coup de fouet en dissipant les derniers doutes sur l’éventuel maintien de troupes, les négociations avec les autorités irakiennes à ce sujet ayant échoué. Son annonce en a pris plus d’un de court à Kalsu et certains lui reprochent de songer un peu trop à sa réélection. « J’ai été surpris, admet sans détour le lieutenant-colonel et commandant de bataillon Jason Hayes. Je pensais qu’à la dernière minute le gouvernement irakien allait demander quelque chose de différent. »
Comme ses soldats, le gradé ignore quand il quittera l’Irak. Les États-Unis ont compté jusqu’à 170 000 soldats en Irak en 2007 et 2008. Seuls quelque 39 000 soldats s’y trouvent encore, dont environ 3 000 à Kalsu. « Les Irakiens aussi voudraient connaître la date de notre départ, c’est frustrant », note le capitaine Ryan Edwards. Mais, l’armée irakienne est professionnelle et « prête » à s’en sortir seule, juge-t-il. Quant au lieutenant-colonel Jason Hayes, il nuance : « Je pense que l’armée et la police irakiennes sont capables de faire face à la situation sécuritaire actuelle. S’il devait y avoir une forte augmentation de la violence, en particulier en raison d’influences extérieures, je pense que cela pourrait dépasser leurs capacités. »
Toujours concernant l’autonomie des forces irakiennes, le chef d’état-major de l’armée irakienne Babaker Zebari estime que l’Irak demeurera incapable de défendre ses frontières et son espace aérien jusqu’au moins 2020, selon le rapport du bureau américain de l’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Irak (SIGIR), qui précise que le « manque de moyens financiers était le principal motif de ce retard ».
Dans ce contexte, le New York Times indiquait hier sur son site Internet que les États-Unis souhaiteraient renforcer leur présence militaire dans le Golfe après le retrait des troupes en Irak. Selon le journal new-yorkais, des militaires US pourraient être positionnés au Koweït et davantage de bateaux de guerre pourraient être déployés. Le Pentagone n’a pas commenté l’information dans l’immédiat. Les États-Unis souhaiteraient également affermir leurs relations militaires avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Émirats et Oman, toujours selon la même source.
Enfin, notons que le guide suprême de la République islamique iranienne, Ali Khamenei, a annoncé hier que l’Iran « soutiendra un Irak uni et stable ». Recevant le président du Kurdistan Massoud Barzani, il a insisté sur « la nécessité de reconstruire le pays au plus tôt, afin qu’un Irak unifié atteigne son plein potentiel ». De son côté, M. Barzani a exprimé son profond soulagement après sa rencontre avec le guide suprême, qualifiant la République islamique de « pays ami et très proche du peuple irakien », et ajoutant : « Nous n’oublierons jamais l’aide et le soutien du gouvernement et du peuple iraniens à l’Irak lors des jours difficiles. »
(Source : agences)
De longues files de camions, une activité de ruche et des milliers de GI qui s’activent : à deux mois du grand départ annoncé d’Irak, les préparatifs vont bon train sur la base américaine de Kalsu, l’une des toutes dernières encore opérationnelles.Située à une cinquantaine de km de Bagdad, sur l’autoroute conduisant vers le sud, Kalsu joue un rôle-clé dans le transit des milliers de tonnes de matériel que l’armée américaine dépêche vers le Koweït en vue de son retrait d’Irak, une gigantesque opération logistique qui devra être achevée avant le 31 décembre, comme vient de le confirmer le président Barack Obama. Kalsu devrait être l’une des cinq dernières bases américaines à fermer (sur les 505 actives en 2008, et 15 actuellement). L’opération est « assez conséquente », sourit le capitaine...
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