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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Un week-end explosif entre Israël et Gaza : 11 morts

Le cessez-le-feu proposé par le Jihad islamique refusé par Netanyahu.

Dix Palestiniens ont été tués par des frappes aériennes à Gaza ces dernières 24 heures, dont neuf activistes du Jihad islamique. Saïd Khatib/AFP

La fragile trêve tacite entre les factions palestiniennes de Gaza et Israël après une flambée de violences avant-hier, qui a fait dix morts, semblait tenir à un fil : suite à l’annonce palestinienne, un membre de l’aile militaire du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), petite organisation nationaliste d’extrême gauche, a été tué et un autre gravement blessé hier après-midi lors d’un raid aérien israélien près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. L’armée israélienne a confirmé qu’« un appareil de l’armée de l’air avait visé un commando qui s’apprêtait à lancer des roquettes contre Israël ». Cette frappe a porté à dix le nombre des Palestiniens tués à Gaza ces dernières 24 heures, dont neuf activistes du groupe radical Jihad islamique.
Tout a commencé samedi après-midi lorsque cinq militants de ce groupe ont été tués dans un raid aérien israélien dans un camp d’entraînement de Rafah. Les tirs de roquettes se sont alors succédé, donnant lieu à de nouveaux raids aériens meurtriers. En tout, plus d’une trentaine de projectiles ont été tirés entre samedi et dimanche sur le sud d’Israël où l’alerte rouge a été déclenchée, selon les autorités israéliennes.
Soulignons que ces affrontements sont les plus sanglants depuis l’instauration d’une trêve non écrite entre les organisations paramilitaires de Gaza et Israël fin août. Il n’en reste pas moins que les mouvements palestiniens de Gaza se sont engagés à rétablir le cessez-le-feu avec Israël tôt hier matin, à la suite de l’intervention des services de renseignements égyptiens. Le Jihad islamique, qui a revendiqué la plupart des récents tirs, s’est dit « engagé par la trêve ». « Nous sommes liés par les efforts égyptiens mais (nous nous réservons) le droit de répondre à toute escalade à venir », a expliqué un porte-parole du mouvement, Daoud Chahab, soulignant que « le retour au calme dépendra du comportement de l’occupant sur le terrain ».
Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois assuré qu’« il n’y a pas de cessez-le-feu. Je promets que l’autre camp paiera un prix plus cher encore que maintenant jusqu’à ce qu’il arrête de tirer », a-t-il martelé. Le service de la défense passive de l’armée a pour sa part annoncé dans la soirée qu’il autorisait la réouverture des établissements scolaires aujourd’hui. Mais selon la radio militaire, la plupart des municipalités du sud d’Israël ont décidé de maintenir les portes fermées de crainte de tirs de roquettes.
Un Israélien est décédé de ses blessures samedi soir à la suite des tirs de projectiles. Une seule roquette avait explosé plus tôt dans la même région, sans faire ni victime ni dégât, mais le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement nationaliste, a affirmé avoir lancé deux roquettes en direction de la ville d’Ashkelon.
Face à cet embrasement, le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a mis en garde contre « la récente escalade de la violence » et « appelé expressément au calme et à la fin de la violence et du bain de sang ». La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a fait part, quant à elle, de son « inquiétude » et a « condamné » ceux qui prennent des civils pour cibles, exhortant « toutes les parties à respecter le cessez-le-feu négocié par l’Égypte ». Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé de son côté Israël à la « retenue maximale » et condamné les tirs de roquettes depuis Gaza.
Soulignons qu’il s’agit de la première confrontation meurtrière depuis que le soldat israélien Gilad Shalit, détenu à Gaza pendant plus de cinq ans, a recouvré la liberté le 18 octobre contre la libération de 477 prisonniers palestiniens.
(Source : agences)
La fragile trêve tacite entre les factions palestiniennes de Gaza et Israël après une flambée de violences avant-hier, qui a fait dix morts, semblait tenir à un fil : suite à l’annonce palestinienne, un membre de l’aile militaire du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), petite organisation nationaliste d’extrême gauche, a été tué et un autre gravement blessé hier après-midi lors d’un raid aérien israélien près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. L’armée israélienne a confirmé qu’« un appareil de l’armée de l’air avait visé un commando qui s’apprêtait à lancer des roquettes contre Israël ». Cette frappe a porté à dix le nombre des Palestiniens tués à Gaza ces dernières 24 heures, dont neuf activistes du groupe radical Jihad islamique. Tout a commencé samedi...
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