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Moyen Orient et Monde - Prix Sakharov

Le Parlement européen rend hommage au printemps arabe

Déjà récompensés par le prix Nobel de la paix, les acteurs du printemps arabe ont obtenu hier le prestigieux prix Sakharov au travers de cinq militants des droits de l’homme de la région, dont le Tunisien Mohammad Bouazizi, qui avait sonné le début de la révolte en s’immolant.
Le Parlement européen, qui avec ce prix récompense chaque année un défenseur des droits de l’homme et de la démocratie, a choisi d’honorer, outre M. Bouazizi, la militante égyptienne Asmaa Mahfouz, le dissident libyen Ahmad al-Zubair Ahmad al-Sanusi, l’avocate syrienne Razan Zeitouneh et le caricaturiste syrien Ali Farzat. « Ces personnes ont contribué à des changements historiques dans le monde arabe et cette récompense réaffirme la solidarité et le soutien ferme du Parlement à leur lutte pour la liberté, la démocratie et la fin des régimes autoritaires », a expliqué le président du Parlement européen, Jerzy Buzek. « Leur récompense est un symbole pour tous ceux qui travaillent pour la dignité, la démocratie et les droits fondamentaux dans le monde arabe et au-delà », a-t-il ajouté. La décision a été prise à l’unanimité des présidents des groupes politiques du Parlement européen. Les lauréats seront invités à venir chercher leur prix lors d’une cérémonie officielle, le 14 décembre, à Strasbourg.

Deux Syriens, dont le caricaturiste Ali Farzat
 Asmaa Mahfouz est l’une des fondatrices du « Mouvement des jeunes du 6 avril », qui avait lancé l’appel à se rassembler sur la place Tahrir au Caire, mouvement qui a conduit à la chute du raïs égyptien Hosni Moubarak. Ahmad al-Zubair Ahmad al-Sanusi, 77 ans, est un dissident libyen qui a passé 31 ans en prison en raison de son opposition au régime de Mouammar Kadhafi. Razan Zeitouneh, avocate de 34 ans, dirige des comités coordonnant la révolte en Syrie. Ali Farzat, un caricaturiste de presse, a été gravement battu en août par les forces de sécurité syriennes qui lui ont cassé les mains.
« Je partage cette récompense avec tous ceux qui sont épris de liberté et de démocratie. Elle suscite l’espoir dans l’avenir », a déclaré M. Farzat, joint par téléphone à Koweït. Il a dédié sa récompense « aux martyrs de la liberté ». Depuis Tunis, le frère de Mohammad Bouazizi, Salem, s’est félicité d’une « reconnaissance internationale » et a dédié cette récompense « au peuple tunisien, qui a réussi sa révolution et qui a continué à s’exprimer lors des élections » du 23 octobre. La victoire des militants arabes était attendue, dans la mesure où leur candidature avait été présentée conjointement par les principaux groupes politiques au Parlement européen.
(Source : AFP)
Déjà récompensés par le prix Nobel de la paix, les acteurs du printemps arabe ont obtenu hier le prestigieux prix Sakharov au travers de cinq militants des droits de l’homme de la région, dont le Tunisien Mohammad Bouazizi, qui avait sonné le début de la révolte en s’immolant.Le Parlement européen, qui avec ce prix récompense chaque année un défenseur des droits de l’homme et de la démocratie, a choisi d’honorer, outre M. Bouazizi, la militante égyptienne Asmaa Mahfouz, le dissident libyen Ahmad al-Zubair Ahmad al-Sanusi, l’avocate syrienne Razan Zeitouneh et le caricaturiste syrien Ali Farzat. « Ces personnes ont contribué à des changements historiques dans le monde arabe et cette récompense réaffirme la solidarité et le soutien ferme du Parlement à leur lutte pour la liberté, la démocratie et la fin...
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