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À La Une - Yémen

Trêve à Sanaa : sitôt conclue, sitôt rompue

Depuis plusieurs jours, de violents affrontements opposent par intermittence les forces fidèles à Saleh aux partisans du général dissident Ali Mohsen Al-Ahmar.

Un manifestant anti-régime évacue un homme blessé lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, à Sanaa, aujourd'hui mardi 25 octobre. Mohammed Huwais/AFP

En milieu d’après-midi, les forces du président yéménite Ali Abdallah Saleh et ses adversaires étaient, selon une source gouvernementale, parvenus à un accord de cessez-le-feu avec effet immédiat. La Première division blindée de l'armée, ralliée à la contestation, avait confirmé l'accord, ainsi que le bureau du puissant chef tribal cheikh Mohsen al-Ahmar, deux parties engagées dans les combats contre les troupes du chef de l'Etat contesté.

 

"Le cessez-le-feu est entré en vigueur à 15H00 locales (12H00 GMT) et doit être suivi par le retrait des hommes armés des rues, le démantèlement des barrages et des barricades et "le retour à la normale" dans la capitale, avait même précisé l'agence officielle Saba.

 

Quelques heures plus tard, la trêve n’était déjà qu’un souvenir.

 

"La trêve n'a pas été respectée une seule seconde", a affirmé à l'AFP cheikh Hemyar al-Ahmar, frère de l'opposant Sadek al-Ahmar. "Nos demeures sont sous les bombardements en ce moment", dans le nord de Sanaa, a-t-il ajoutée en début de soirée. Un correspondant de l'AFP a confirmé que les tirs d'armes automatiques et d'obus de mortier n'ont pas cessé dans la capitale.

 

Avant l'annonce de la trêve, Sanaa a connu une nouvelle marche sanglante contre M. Saleh pendant laquelle deux protestataires ont été tués et 40 blessés par les tirs de soldats loyalistes. Les manifestants à Sanaa, plusieurs milliers, avaient tenté de se diriger vers le quartier d'Al-Qaa, tenu par les forces fidèles au président, lorsqu'ils ont été pris sous le feu nourri des forces de M. Saleh. "Kadhafi est parti, boucher, écoute ton peuple", "le peuple veut la traduction en justice du tyran", ont scandé les manifestants à l'adresse du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 33 ans.

Entre le 15 et le 18 octobre, au moins 23 manifestants et deux militaires dissidents avaient péri lors de la dispersion de manifestations similaires.

 

Parallèlement, à Taëz, un autre foyer de la contestation à 270 km au sud-ouest de Sanaa, huit personnes dont un enfant de sept ans et une femme, ont été tuées selon des sources médicales. 33 personnes ont également été blessées lors de bombardements et d'affrontements entre des combattants tribaux ralliés aux opposants et les troupes du chef de l'Etat, selon des sources médicales.

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies avait accentué la pression sur le président Saleh vendredi en lui demandant de quitter le pouvoir, de mettre fin à la répression des manifestations et de signer un plan de règlement proposé par les monarchies arabes du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui prévoit sa démission en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches.

M. Saleh, dont les manifestants réclament depuis janvier le départ, a affirmé lundi accueillir favorablement la résolution sans s'engager formellement à céder le pouvoir.

Des représentants du parti de M. Saleh, le Congrès populaire général (CPG), ont rencontré lundi soir des diplomates européens et du Golfe à Sanaa pour débattre de l'application du plan du CCG, ont indiqué des responsables mardi.

 

En milieu d’après-midi, les forces du président yéménite Ali Abdallah Saleh et ses adversaires étaient, selon une source gouvernementale, parvenus à un accord de cessez-le-feu avec effet immédiat. La Première division blindée de l'armée, ralliée à la contestation, avait confirmé l'accord, ainsi que le bureau du puissant chef tribal cheikh Mohsen al-Ahmar, deux parties engagées dans les combats contre les troupes du chef de l'Etat contesté.
 
"Le cessez-le-feu est entré en vigueur à 15H00 locales (12H00 GMT) et doit être suivi par le retrait des hommes armés des rues, le démantèlement des barrages et des barricades et "le retour à la normale" dans la capitale, avait même précisé l'agence officielle Saba.
 
Quelques heures plus tard, la trêve n’était déjà qu’un souvenir.
 
"La trêve n'a pas été...
commentaires (1)

- - C'est quand même incompréhensible quelque part , que cette guerre du Yémen n'intéresse pas grand monde , de ces messieurs occidentaux et leurs médias , et des nôtres locaux qui ne regardent que du côté Syrien , qui n'ont plus autre chose à dire ou écrire , que Bachar et son départ , et rien d'autre à se mettre sous la dent que le changement de régime en Syrie , avec leur chef d'orchestre médiatique ; Al Jazeera ! Ce qui arrive au Yémen et dans sa capitale , est de loin plus tragique et meurtrier , que les quelques escarmouches et rassemblements gonflés par médias spécialistes et spécialisés , dans quelques localités lointaines de Syrie .. Sans oublier Bahrein of course , mais ça , ça concerne une couleur de sang , qui n'a rien à voir avec la nôtre de couleur , la normale quoi , la rouge .. et c'est une autre histoire ; touche pas à mes potes du trône dynastique !

JABBOUR André

10 h 52, le 25 octobre 2011

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Commentaires (1)

  • - - C'est quand même incompréhensible quelque part , que cette guerre du Yémen n'intéresse pas grand monde , de ces messieurs occidentaux et leurs médias , et des nôtres locaux qui ne regardent que du côté Syrien , qui n'ont plus autre chose à dire ou écrire , que Bachar et son départ , et rien d'autre à se mettre sous la dent que le changement de régime en Syrie , avec leur chef d'orchestre médiatique ; Al Jazeera ! Ce qui arrive au Yémen et dans sa capitale , est de loin plus tragique et meurtrier , que les quelques escarmouches et rassemblements gonflés par médias spécialistes et spécialisés , dans quelques localités lointaines de Syrie .. Sans oublier Bahrein of course , mais ça , ça concerne une couleur de sang , qui n'a rien à voir avec la nôtre de couleur , la normale quoi , la rouge .. et c'est une autre histoire ; touche pas à mes potes du trône dynastique !

    JABBOUR André

    10 h 52, le 25 octobre 2011

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