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À La Une - Revue De Presse

Le régime syrien surveillerait internet avec du matériel américain

"Nous sommes préoccupés par l'utilisation de cette technologie par des régimes répressifs", déclare la porte-parole du Département d'Etat américain.

Une compagnie américaine participe-t-elle à la restriction des communications internet en Syrie ?

 

Selon le site d'informations de la BBC, c'est la conclusion à laquelle serait parvenu un groupe de "hackers" ayant piraté l’agence syrienne des télécommunications. D’après les enregistrements récoltés, il semblerait que les équipements internet produits par la firme américaine Blue Coat soient utilisés pour limiter l'accès à certains sites et, éventuellement, pour surveiller les dissidents.

 

"Nous enquêtons activement sur les récentes allégations selon lesquelles certains produits Blue Coat ont été vendus ou transférés en Syrie, et sont utilisés par le gouvernement syrien", a indiqué la compagnie, qui précise que "Blue Coat ne vend pas ses produits en Syrie et interdit à ses partenaires de vendre des produits Blue Coat en Syrie ou dans d'autres pays sous embargo".

"Nous sommes préoccupés par l'utilisation de cette technologie par des régimes répressifs en général, et par la Syrie en particulier, dans le but de cibler des militants et dissidents", a réagi Victoria Nuland, porte-parole du Département d'Etat américain.

 

Les accusations contre Blue Coat proviennent de Telecomix, un groupe fondé par des pirates suédois, qui se décrit comme un "regroupement de télécommunistes". Le groupe, qui a téléchargé 54 gigabytes d’enregistrements des télécoms syriens en août dernier, affirme que les dossiers contiennent des preuves de filtrage et de surveillance sur internet, et que certaines adresses de protocole internet associées aux autorités syriennes mènent à des dispositifs de Blue Coat.

Selon un membre de Telecomix, connu sous le nom de KheOps, des informations sur le terrain confirment les faits. Un autre membre, okhin, a déclaré qu'il était probable que la Syrie n’ait pas acheté les périphériques directement à Blue Coat, car "les équipements sont extrêmement mal configurés, et nous pensons que lorsque Blue Coat vend des dispositifs ils fournissent habituellement les indications pour les configurer et les utiliser".

 

Depuis 2004, les Etats-Unis imposent des sanctions contre la Syrie, interdisant l'exportation de produits américains à l'exception de médicaments et de nourriture. Cependant, il est possible que des produits américains finissent en Syrie après achat via un pays tiers.

 

Le groupe Privacy International, basé à Londres, a, pour sa part, souhaité que Blue Coat, comme ses concurrents, fasse un examen plus approfondi de la situation. "Les entreprises qui fabriquent des technologies de surveillance facilitant la portée et le niveau d'intrusion doivent être conscientes des ravages potentiels que leurs produits peuvent causer", a déclaré Eric King, conseiller technique du groupe.

 

Il y a deux mois, des accusations similaires visaient une entreprise française, Amesys, filière de la compagnie Bull. Selon des informations diffusées dans la presse, le logiciel Eagle, un matériel de surveillance électronique très sophistiqué élaboré par Amesys, avait été fourni au régime de Mouammar Kadhafi, et avait permis aux autorités libyennes de capter 98% du trafic internet dans le pays. Un militaire, interrogé  par le quotidien français le Figaro, avait révélé avoir travaillé avec les ingénieurs d'Amesys à la formation des services de renseignements libyens. "On a mis tout le pays sur écoute. On faisait du massif : on interceptait toutes les données passant sur Internet, mails, chats, navigations Internet et conversation sur IP."

Ce soutien indirect à un régime répressif aurait pu être empêché par le code pénal français, qui prévoit que l'Etat donne son accord pour le transfert d'équipements hautement sensibles.

 

 

 

 

 

Une compagnie américaine participe-t-elle à la restriction des communications internet en Syrie ?
 
Selon le site d'informations de la BBC, c'est la conclusion à laquelle serait parvenu un groupe de "hackers" ayant piraté l’agence syrienne des télécommunications. D’après les enregistrements récoltés, il semblerait que les équipements internet produits par la firme américaine Blue Coat soient utilisés pour limiter l'accès à certains sites et, éventuellement, pour surveiller les dissidents.
 
"Nous enquêtons activement sur les récentes allégations selon lesquelles certains produits Blue Coat ont été vendus ou transférés en Syrie, et sont utilisés par le gouvernement syrien", a indiqué la compagnie, qui précise que "Blue Coat ne vend pas ses produits en Syrie et interdit à ses partenaires de vendre des...
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