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Liban

Sleiman préconise une réforme des lois relatives au Conseil constitutionnel

Les trois pôles du pouvoir ont assisté à la conférence de l’Union arabe des cours et des tribunaux internationaux à l’hôtel Le Bristol, hier. Photo Dalati et Nohra

La conférence de l’Union arabe des cours et des tribunaux constitutionnels pour 2011 s’est ouverte hier à l’hôtel Le Bristol, en présence des présidents de la République, Michel Sleiman, de la Chambre, Nabih Berry, et du Conseil, Nagib Mikati, de l’ancien président du Parlement, Hussein Husseini, ainsi que d’un grand nombre d’officiels, de magistrats, d’avocats et de personnalités libanaises et arabes de divers bords.
Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État s’est longuement étendu sur l’importance de la justice constitutionnelle « en tant qu’autorité barrant la voie à tous abus au niveau de la législation et gardienne des principes sur lesquels la Constitution est fondée ». Son rôle, a-t-il observé, « se complète avec celui du chef de l’État qui veille sur le respect de la Loi fondamentale ».
Après avoir souligné que la présence de ce genre de justice est fondamentale pour l’édification de tout État moderne, M. Sleiman s’est arrêté sur le Conseil constitutionnel libanais, estimant que sa mise en place « est une des principales réalisations ayant affermi les bases du pacte national et lié la légitimité du pouvoir à la volonté populaire ainsi qu’au respect de la coexistence ».
« La démocratie au Liban doit être développée pour s’étendre à tous les domaines, politique, social, culturel et économique. Les changements dans le monde arabe commandent des réformes politiques susceptibles de mettre les régimes sur la bonne voie démocratique », a-t-il dit, avant de préconiser deux principales réformes pour le Liban « fondées sur l’expérience du Conseil constitutionnel au Liban » : « L’interprétation de la Constitution doit relever de cette instance, conformément au document d’entente nationale. Ceci requiert un amendement de la Constitution », a affirmé M. Sleiman en expliquant cette proposition par « les impasses légales qui ont ponctué certaines crises politiques, ainsi que par les problèmes et les lacunes constitutionnels observés ».
Pour « mettre le Conseil constitutionnel à l’abri de la politisation », le chef de l’État a jugé nécessaire d’amender la loi portant sur sa fondation et de revoir la méthode de nomination de ses membres, dont la moitié est désignée par le gouvernement et l’autre par le Parlement.
Le président a en outre mis l’accent sur l’importance d’une nouvelle loi électorale « permettant une représentation authentique et juste de toutes les composantes de la société, ainsi qu’un renouvellement de la vie politique ».
La conférence de l’Union arabe des cours et des tribunaux constitutionnels pour 2011 s’est ouverte hier à l’hôtel Le Bristol, en présence des présidents de la République, Michel Sleiman, de la Chambre, Nabih Berry, et du Conseil, Nagib Mikati, de l’ancien président du Parlement, Hussein Husseini, ainsi que d’un grand nombre d’officiels, de magistrats, d’avocats et de personnalités libanaises et arabes de divers bords.Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État s’est longuement étendu sur l’importance de la justice constitutionnelle « en tant qu’autorité barrant la voie à tous abus au niveau de la législation et gardienne des principes sur lesquels la Constitution est fondée ». Son rôle, a-t-il observé, « se complète avec celui du chef de l’État qui veille sur le respect de la Loi...
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