La province de Van a été la plus touchée par le violent séisme. Abdurrahman Antakyali/AFP
Ce bilan a été communiqué par Hüsein Celik, le vice-président du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, qui accompagnait le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan arrivé en compagnie de responsables gouvernementaux dans la zone sinistrée. M. Celik a précisé que la plupart des victimes, une cinquantaine, avaient péri dans la ville d’Ercis, la plus durement frappée par le séisme sur le littoral d’un lac. « C’est un puissant séisme (...). Entre 500 et 1 000 personnes pourraient avoir perdu la vie, mais il s’agit d’une estimation », avait indiqué plutôt Mustafa Erdik, le chef de l’Institut sismologique de Kandilli, à Istanbul.
De nombreux habitants quittaient Ercis privée d’électricité. Par crainte de répliques, les gens restaient dans la rue, en attendant des tentes promises par les autorités. La chaîne de télévision privée NTV a rapporté que dans cette seule ville, un millier de blessés étaient à déplorer. « J’ai vu trois ou quatre corps extraits d’un immeuble de huit étages, qui s’est effondré », a expliqué Salim, un habitant tentant avec les secouristes de porter secours aux personnes coincées sous les décombres, avec les moyens du bord. Des forces de l’armée participaient également à ces efforts.
« Le séisme a été très fortement ressenti à Van (ville de 380 000 habitants) et dans ses environs, provoquant, selon les premières informations, des dégâts et des pertes en vies humaines », avait auparavant annoncé à Ankara la direction officielle des situations d’urgence. Des personnes sont ensevelies sous les décombres, ont indiqué à la presse des secouristes qui tentaient de les retrouver malgré la tombée de la nuit et le froid. Les autorités ont annoncé qu’une cinquantaine de bâtiments s’étaient écroulés, dans cette zone montagneuse située dans l’extrême est de la Turquie et peuplée majoritairement de Kurdes. « La secousse a provoqué une grande panique », a raconté le maire de la ville, Bekir Kaya, soulignant que le réseau téléphonique de sa ville était fortement endommagé.
Le Croissant-Rouge s’est mobilisé et a envoyé des tentes et du personnel dans la zone sinistrée. L’armée a aussi dépêché des équipes spéciales de secouristes sur place.
Les propositions d’aide ont afflué d’Europe, de l’OTAN, de la Chine, de l’Azerbaïdjan, du Japon, des États-Unis et d’Israël, dont les relations avec la Turquie sont considérablement refroidies depuis l’arraisonnement en 2010 d’une flottille humanitaire pour Gaza.
(Source : agences)

