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Nos lecteurs ont la parole

La Révolution française et l’Église

Par Névine TOUTOUNJI-HAGE CHAHINE
L’émission Interviews de Paula Yaacoubian sur la
FutureNews est une émission de qualité que j’ai plaisir à écouter. C’est donc avec impatience que j’ai attendu l’entretien que lui a accordé le cardinal Sfeir le lundi 10 octobre. Un entretien qui a commencé par un lieu commun historique qui n’est, ni plus ni moins, qu’une falsification de l’histoire.
Abordant la question des chrétiens d’Orient face aux révolutions du printemps arabe, Mme Yaacoubian tente le parallèle avec la Révolution française en affirmant que l’Église de France n’a pas accompagné la Révolution française – ni ailleurs en Europe – et c’est pour cela que l’Église est ce qu’elle est dans ces pays, c’est-à-dire inexistante... nos Églises d’Orient ne risquent-elles pas le même sort ?
La Révolution française a été d’abord – et avant tout – une révolution antichrétienne, anti-Église catholique. Tant que cette révolution n’avançait que des idées et des décisions « avancées » – nous dirions aujourd’hui « progressistes » –, le roi de France Louis XVI l’a accompagnée signant tous les décrets qu’on lui demandait de signer. Y compris ceux qui rognaient son pouvoir.
Mais dès que la révolution, dont le slogan était « Ni Dieu ni maître », a voulu toucher à l’Église, imposer la religion d’État, le culte de la déesse raison, entre autres, imposer un clergé assermenté et la constitution civile du clergé, Louis XVI a opposé son veto qu’il n’avait jusqu’alors jamais employé. Trois ans après le début de la révolution, il signait son arrêt de mort.
Il est mort guillotiné, le 21 janvier 1793, en martyr de
la foi, comme son épouse Marie-Antoinette le 16 octobre de la même année, sa sœur Élisabeth le 10 mai 1794 et des dizaines de milliers de Français. Prêtres non jureurs, religieuses, simples fidèles, sans oublier le génocide vendéen au cours duquel des paysans se faisaient tuer par milliers pour Dieu et le roi !
La Révolution française est, comme son fils le communisme, un christianisme dévoyé qui n’avait qu’un but : déraciner des cœurs et des âmes la foi en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.
Dès lors, la question posée au cardinal Sfeir perdait tout son sens.
Pour aller plus loin, je conseillerais vivement à Mme Yakoubian de reprendre ses classiques, comme la série de G. Lenôtre sur la Révolution française (en français) ou l’auteur britannique Edmund Burke, dont il existe de très nombreuses traductions françaises, et tant d’autres.

Névine TOUTOUNJI-HAGE CHAHINE
L’émission Interviews de Paula Yaacoubian sur la FutureNews est une émission de qualité que j’ai plaisir à écouter. C’est donc avec impatience que j’ai attendu l’entretien que lui a accordé le cardinal Sfeir le lundi 10 octobre. Un entretien qui a commencé par un lieu commun historique qui n’est, ni plus ni moins, qu’une falsification de l’histoire.Abordant la question des chrétiens d’Orient face aux révolutions du printemps arabe, Mme Yaacoubian tente le parallèle avec la Révolution française en affirmant que l’Église de France n’a pas accompagné la Révolution française – ni ailleurs en Europe – et c’est pour cela que l’Église est ce qu’elle est dans ces pays, c’est-à-dire inexistante... nos Églises d’Orient ne risquent-elles pas le même sort ? La Révolution française a été...
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