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Lifestyle

Quelqu'un m’a dit...

Un sultan heureux est un bon sultan

Mercredi dernier, au grand, très grand opening du Royal Opera House de Mascate, l’éclairé sultan Qabous d’Oman a dévoilé au monde sa passion pour le genre musical. Le faste déployé pour la construction de ce joyau dédié à l’art lyrique a laissé cois un millier d’invités, parmi lesquels Nora Joumblatt, Safa Saïdi, May Arida, Myrna Bustany, Nidal Achkar, Laura Lahoud et son fils Nadim, qui ont eu plus d’un délice à se mettre sous la dent, sous les tympans et sous les yeux ! Ils ont plongé tête la première dans une ambiance musicale magistrale : le Turandot de Puccini, une superproduction signée d’un des plus grands metteurs en scène de l’histoire de notre temps, l’Italien Franco Zeffirelli, avec le chœur et l’orchestre de la Fondation Arena di Verona, dirigés par rien moins que le maestro Placido Domingo. L’impressionnant édifice offrait un spectacle non moins somptuoso avec ses bois précieux peints et sculptés, ses marbres, ses stucs, la fioriture des milliers de feuilles d’or, les lustres en cristal de Swarovski, sans oublier la salle de théâtre richement inspirée des opéras du XVIIIe siècle et dotée des technologies dernier cri. Et cerise sur le gâteau, un fabuleux orgue de plusieurs mètres de haut, œuvre d’ébénisterie finement travaillée... Bref, une enveloppe d’un milliard de dollars a été débloquée pour cette réalisation unique dans toute la péninsule Arabique et le Moyen-Orient, et dont la riche programmation de la première saison (allant de Renée Fleming à YoYo Ma) a été ciselée, dit-on, par l’Américain Michael Kaiser, président du Kennedy Center.
Le souverain mélomane – qui a fait son entrée dans la salle, au son d’une trompette, escorté par une procession de vizirs drapés dans leur robe traditionnelle, coiffés d’un turban et portant le khanjar – n’avait invité aucune tête couronnée, aucun chef d’État. Il avait juste convié le chef du gouvernement des Émirats arabes unis, le duc de Kent et l’émir saoudien al-Walid ben Talal, des ministres de la Culture (dont le Libanais Gaby Layoun), les ambassadeurs accrédités à Oman, une poignée d’amis et une pléthore de responsables des manifestations culturelles internationales, parmi lesquels Paul Audi, le directeur du festival de Hollande et de l’opéra d’Amsterdam. On le verrait bien à la tête de ce nouveau navire, véritable indicateur économique (en ces temps de crise) de « bonheur national brut » !

Dansez sur moi !

À l’initiative de la présidente de l’Apsad, Raya Daouk, la musique s’est invitée au cœur du musée national de Beyrouth pour mêler spectacle vivant et patrimoine figé. Samar Salamé et l’orchestre du colonel Herro ont ainsi ranimé ces vestiges, déshabillant leur âme grâce à des hymnes chantés. On ne pourra pas dire lesquels étaient les plus heureux : Ahiram, Achille, Hygeia, Silene et les autres, ou le ministre Gaby Layoun et son épouse Maya, les deux députés Ghassan Moukheiber et Nagi Gharios, Nadia Michel Aoun, May Fouad Trad, Khalil Sarkis, Marianne Karagulla, lady Yvonne Cochrane, Sonia Racy, Amine Daouk, Georges et Myriam Antaki, Samir et Claude Abillama, et beaucoup d’autres. À quand un concert pop en plein Mathaf : personne n’a encore fait danser des statues... L’exquise Raya D. le peut.

Le banquier et le pinceau

Ras-le-bol de brasser les dollars, les euros, les yens... et de faire fructifier le pécule de l’homo clientelus ! Les manœuvres tarabiscotées de la finance n’ont peut-être pas perdu de leur envoûtement, mais Samir Assaf, PDG de Global Banking HSBC, a une nouvelle marotte : la peinture. Secondé par son directeur parisien Christophe de Backer et la directrice des relations publiques Joy Hendricks, il a organisé à la villa Emerige, dans le XVIe, une grande exposition de peintres arabes, qui a attiré un bon nombre de Parisiens dont le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, Valérie Hortefeux (épouse de l’ancien ministre de l’Intérieur), Renaud Donnedieu de Vabres (ex-ministre de la Culture), le diplomate égyptien Nazih Magari (autrefois en poste à Beyrouth), Maha Makari, Dolly Khoury, le banquier Amer Daouk et son épouse Dima... Parmi les artistes exposés, les Libanais Ayman Baalbacki et Élie Bou Rjeily (professeur à l’Université antonine), et le Marocain Mahi Benibine, dont les œuvres seront bientôt sur les cimaises beyrouthines. La banque de demain sera au service de la culture – ou ne sera pas.

Yassou, Mr. Kalogeropoulos

Impeccable en petite robe Chanel et ballerines, India Abdini a reçu à Yarzé en l’honneur de l’ambassadeur de Grèce, Panos Kalogeropoulos, qui s’apprête à quitter le Liban dans quelques semaines. Ornant les tables, les petits napperons d’organza blanc et les verres soufflés bleus étaient délicieusement aux couleurs grecques – Mélina Mercouri aurait adoré ! Un casting très culturo-éclectique avec l’infatigable Yvonne Cochrane, Alice Tamer, Joe et Mona Issa el-Khoury (lui très en verve partageant la vedette avec Roby Arab, à coups de blagues et d’alexandrins récités a cappella) pendant que Tania et Mona papotaient médecine avec Patrick et Noha Baz, qui se trouvèrent assaillis de questions en tout genre : vaccins, virus, grippes, etc., de quoi couper l’appétit aux convives. Mais non ! Que nenni ! Ce petit monde était ravi de partager pâtes aux cèpes, mouloukhieh (royale), ou frikeh aux coquelets, avant d’entonner un joyeux « ce n’est qu’un au revoir (yassou dans la langue de Socrate...) » devant un gâteau décoré des deux drapeaux libanais et grec.
Au petit discours improvisé par India qui rendait hommage à l’érudition de l’ambassadeur et à son franc-parler très apprécié des Libanais, celui-ci répondit par un véritable éloge lancé à la courtoisie, l’élégance et la finesse de l’hôtesse... Nadine Moussa Soriano a pris le relais tout en fougue et sourire, essayant de mobiliser l’assemblée pour « lutter contre la corruption », les droits de la femme et autres causes de bon aloi mais qui ressemblent toutes à des batailles de Don Quichotte dans un pays dont la moitié des habitants se demandent comment payer leurs factures d’électricité – lorsqu’ils en ont, de l’électricité ! Mais on dit que certaines fois soulèvent des montagnes : Nadine Soriano pour la présidentielle ?

ditavonbliss@hotmail.com
Un sultan heureux est un bon sultanMercredi dernier, au grand, très grand opening du Royal Opera House de Mascate, l’éclairé sultan Qabous d’Oman a dévoilé au monde sa passion pour le genre musical. Le faste déployé pour la construction de ce joyau dédié à l’art lyrique a laissé cois un millier d’invités, parmi lesquels Nora Joumblatt, Safa Saïdi, May Arida, Myrna Bustany, Nidal Achkar, Laura Lahoud et son fils Nadim, qui ont eu plus d’un délice à se mettre sous la dent, sous les tympans et sous les yeux ! Ils ont plongé tête la première dans une ambiance musicale magistrale : le Turandot de Puccini, une superproduction signée d’un des plus grands metteurs en scène de l’histoire de notre temps, l’Italien Franco Zeffirelli, avec le chœur et l’orchestre de la Fondation Arena di Verona, dirigés par...
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