Assad doit cesser les tueries "avant qu'il ne soit trop tard", a insisté le Secrétaire-général de l'ONU. Michael Buholzer/
"Les tueries en Syrie doivent cesser immédiatement, je l'ai dit au président (Bachar) Assad", a déclaré lundi à Berne Ban Ki-moon, secrétaire-général de l'ONU au cours d'un point presse. "J'ai demandé instamment au président Assad de stopper ces tueries, qui sont inacceptables, avant qu'il ne soit trop tard", a insisté le chef de l'ONU. Ban Ki-moon a encore ajouté qu'il était "totalement inacceptable que 3.000 civils aient été tués en Syrie", selon le dernier bilan de l'ONU. "La Syrie répond qu'il y a plus de morts dans les rangs des forces de sécurité que chez les civils, il n'empêche, ces tueries doivent cesser, et je lui demande avec insistance d'engager une action urgente en ce sens", a-t-il martelé.
A la mi-septembre, Ban Ki-moon avait lancé un appel en faveur d'une action internationale "cohérente" sur la Syrie alors que le Conseil de sécurité reste divisé sur la question. Il avait en outre souligné les "promesses non tenues" du président Assad.
De son côté, la Ligue arabe a appelé dimanche, à l'issue d'une réunion extraordinaire, à la tenue d'une "conférence de dialogue national" d'ici 15 jours au Caire entre le gouvernement syrien et l'opposition. Cette conférence aura pour objectif de "réaliser les aspirations légitimes du peuple syrien et le changement souhaité", de "mettre fin à la violence" et d'"éviter une intervention étrangère", a indiqué le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem, lisant la résolution adoptée par la Ligue.
La réunion extraordinaire des chefs des diplomaties arabes a également décidé de former une commission présidée par le Qatar, comprenant les ministres des Affaires étrangères d'Algérie, du Soudan, d'Oman, d'Egypte ainsi que le secrétaire général Nabil al-Arabi, pour "contacter les dirigeants syriens pour mettre fin à tous les actes de violence".
La commission devra remettre le plus rapidement possible à la Ligue un rapport détaillé sur la situation en Syrie et des propositions d'action.
A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué lundi que la France ne croit plus aux promesses d’Assad. L’annonce par le président syrien de l'élaboration d'une nouvelle Constitution "est dénuée de la moindre crédibilité alors que le régime continue quotidiennement à tuer, emprisonner et torturer", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point-presse.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la répression a encore fait onze morts dimanche soir, huit à Homs (centre), une à Zabadani, près de Damas, et deux à Khan Cheikhoune, dans la province d'Idleb (nord-ouest).
Dans cette province, des manifestations nocturnes ont eu lieu dans plusieurs villes pour dénoncer la décision de la Ligue arabe d'établir un dialogue entre les autorités et l'opposition, a indiqué l'ONG.
L'OSDH a également rapporté que cinq soldats avaient été tués lundi et plusieurs blessés dans des affrontements "probablement avec des déserteurs" dans le centre de la Syrie, près de la ville de Qousseir, dans la région de Homs. En outre, "dans la région d'Idleb (nord-ouest), des affrontements ont opposé l'armée à des hommes armés, probablement des déserteurs aussi, faisant 17 blessés parmi les soldats, dans le village de Heiche près de Maarret Noamane", a ajouté l'OSDH.
Les comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent la mobilisation sur le terrain, ont affirmé par ailleurs que les forces de sécurité avaient "récemment intensifié leur campagne contre les médecins, les hôpitaux et les cliniques privées soupçonnés de soigner les personnes blessées dans les manifestations" sans en informer les services de sécurité.
Des circulaires édictées par les services de sécurité exigent la notification immédiate de l'arrivée d'un blessé par le médecin traitant, ce qui signifie son arrestation, indépendamment de la gravité de ses blessures, ont précisé les LCC.
Selon le Centre de documentation des violations des droits de l'Homme en Syrie, environ 250 médecins et pharmaciens ont été arrêtés depuis le début du mouvement de protestation le 15 mars, dont 25 au cours des dernières semaines.
A la mi-septembre, Ban Ki-moon avait lancé un appel en faveur d'une action internationale "cohérente" sur la...


Et nous condamnons le Roi de bahrein pour un tel acte. Les médécins sont là pour soigner tout le monde. Où sont les N.U. ? où est Ban Kimon ? Mais, où était-il d'ailleurs dans tous les massacres des Palestiniens ? Ali Saleh, un autre bourreau dans la longue liste des despotes arabes. HONTE ! Anastase Tsiris
11 h 43, le 17 octobre 2011