En outre, les dépôts bancaires, qui représentent 80 % du total du bilan des banques et qui constituent le principal moteur de croissance de l’activité du secteur, ont progressé de 5,4 % depuis le début de l’année, atteignant 113 milliards de dollars fin août. La hausse de la masse de dépôts enregistrée au cours des huit premiers mois s’est ainsi élevée à 5,7 milliards de dollars – une croissance importante mais qui reste inférieure aux 6,9 milliards de dollars enregistrés au cours de la même période de l’an dernier.
Notons que les dépôts des résidents ont largement contribué à cette croissance, pesant à hauteur de 65 % de la hausse observée jusqu’à fin août, soit une augmentation de 3,7 milliards de dollars. Quant aux dépôts des non-résidents, ils ont progressé de 2 milliards de dollars, représentant ainsi 35 % du total de la croissance des dépôts, contre 10,4 % durant la même période de 2010.
En termes de répartition par devises, l’augmentation des dépôts bancaires a cette année particulièrement été alimentée par les dépôts en devises étrangères. Ceux en devises locales ont en effet reculé de 4,2 % de décembre 2010 à août 2011, alors que les dépôts en devises étrangères ont augmenté de 10,9 % sur la même période. Le taux de dollarisation est ainsi passé de 63,2 % à la fin du mois de décembre à 66,6 % à la fin du mois d’août – un plus haut depuis juillet 2009.
L’activité d’emprunt à la hausse
La hausse des dépôts cette année a permis d’augmenter le niveau de liquidités des banques, ces dernières ayant ainsi pu accorder de nouveaux prêts. Cette activité a en effet progressé de 11,4 % sur les huit premiers mois de l’année atteignant les 38,9 milliards de dollars à la fin du mois d’août. Les 4 milliards de dollars de nouveaux prêts constituent néanmoins une baisse de 18 % par rapport aux prêts accordés sur la même période de 2010.
L’augmentation des prêts bancaires a en outre été largement alimentée par le secteur privé résident, qui a représenté 75 % des nouveaux prêts accordés par des banques libanaises.
Les crédits aux non-résidents ont, en parallèle, enregistré une variation positive sur les huit premiers mois de l’année (+1 milliard de dollars).
En outre, les prêts en devises étrangères ont continué de dominer les opérations de crédit, pesant à hauteur de 71 % de l’augmentation des prêts. Soutenus par des mesures d’exonération de la part de la BDL, les crédits en monnaie locale ont représenté néanmoins près de 29 % du total de cette hausse – une croissance largement supérieure à celle observée durant la période 2006 à 2008 (10 %).
En conséquence, le taux de dollarisation des prêts a poursuivi son recul, à 79,4 % fin août, contre 80,3 % au début de l’année, toujours selon Bank Audi.


Les Libanais ne doivent pas faire de tels commentaires sur nos banques. Se tenir coi, est la devise. On nous guette, et on guette spécialement, avec avidité et jalousie, notre système bancaie et nos banques, "notre talon d'Achille", pour nous porter le coup de grace si nous allons déroger aux règles internationales ( je parle en large politique ). Gouvernement et politiciens doivent en tenir grand compte. Anastase Tsiris
06 h 09, le 13 octobre 2011