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Liban

Sfeir campe sur ses positions initiales

Avec son sens habituel de la formule brève et elliptique, le cardinal Nasrallah Sfeir a réitéré hier ses positions de principe sur les grands thèmes politiques, dans le cadre d’un entretien accordé à notre collègue de la Future TV, Paula Yaacoubian. Une émission qui a notamment été marquée par des témoignages-hommages au patriarche Sfeir de la part du président Amine Gemayel, du leader des Forces libanaises Samir Geagea, du député Marwan Hamadé, du patriarche grec-orthodoxe, Mgr Ignace Hazim, et des muftis Malek Chaar et Ali el-Amine.
Le patriarche Sfeir a indiqué que les chrétiens se trouvaient dans la région et au Liban depuis la naissance du christianisme, et qu’ils devaient se battre pour rester sur cette terre parce que leur présence est nécessaire à l’ensemble de la région. Il a précisé à plusieurs reprises qu’il est nécessaire, pour qu’ils puissent se protéger, de « ne pas être en conflit les uns avec les autres, mais de pouvoir s’épauler et se solidariser ». « Ils doivent unifier les rangs », a-t-il dit, « mais s’ils continuent à quitter le pays et la région pour l’Europe et les États-Unis, leur nombre va diminuer et leur voix ne sera plus entendue, et c’est cela qui fait peur ». Il a également insisté sur la nécessité de préserver la convivialité islamo-chrétienne, précisant que le Liban ne peut pas vivre sans ses deux composantes.
Le patriarche Sfeir a souhaité plein succès au patriarche Raï dans sa mission visant à rapprocher les chrétiens. « Le pouvoir est désormais entre ses mains », a-t-il dit. « Il est encore au début du chemin », a-t-il dit, soulignant que « chaque patriarche a son propre style ».
Concernant la situation des chrétiens dans le cadre de la révolution en Syrie, il a dit : « Si les chrétiens soutiennent une partie, ils devront subir la pression de l’autre. S’ils sont divisés en deux camps, ils devront supporter leur division. Peut-être serait-il préférable qu’ils restent neutres. » Concernant les dangers de l’islamisme, il a dit : « L’Église n’est pas contre l’islam, mais il y a des extrémistes chrétiens et musulmans. L’extrémisme est contre la convivialité et la coexistence pacifique. »
Le patriarche Sfeir a par ailleurs répondu à une question sur l’intention du patriarche Raï de se rendre à Damas : « Lui sait si une visite en Syrie est bonne ou pas pour le Liban. » « C’est par devoir que je ne me suis pas rendu en Syrie », a-t-il dit, en référence à ses années à la tête du patriarcat. « Une telle visite aurait nécessité que nous continuions en fonction des orientations syriennes. Or nous ne voulons aller que dans le sens de l’option libanaise », a-t-il dit.
Dans ce contexte, il a rejeté l’idée selon laquelle « collaborer avec la présence syrienne au Liban aurait eu des conséquences fructueuses pour les chrétiens au lieu de la répression qui s’est abattue sur eux ». « Cela n’est qu’une hypothèse, et nous ne pouvons pas nous fonder sur des hypothèses », a-t-il dit. Il a ajouté, en réponse à une question sur la récente visite du patriarche Raï au Liban-Sud et son accueil par le Hezbollah : « Les circonstances imposaient ce que nous avons fait à l’époque », en l’occurrence de ne pas se rendre dans cette région.
Mgr Sfeir a par ailleurs estimé que les positions de son successeur seraient en harmonie avec le Vatican, et que le patriarche Raï est « à l’honneur en Occident ». « Je ne sais pas pourquoi le président Obama a refusé de le rencontrer. C’est peut-être une question politique, mais cela concerne le président américain », a-t-il dit.
Il a par ailleurs estimé que « la révolution du Cèdre n’est pas terminée », mais qu’il « devrait y avoir un renouveau dans les esprits ». Le patriarche a enfin estimé qu’il ne regrette pas sa position sur la question du mini-État et des armes (du Hezbollah). « Les Libanais devraient tous être convaincus que les armes devraient se trouver aux mains de l’État, seul habilité à défendre les citoyens. Israël ne saurait être combattu par des groupes, mais par l’armée libanaise », a-t-il noté, avant de renouveler par ailleurs sa foi dans la justice internationale et de plaider en faveur du financement par le Liban du TSL.
Avec son sens habituel de la formule brève et elliptique, le cardinal Nasrallah Sfeir a réitéré hier ses positions de principe sur les grands thèmes politiques, dans le cadre d’un entretien accordé à notre collègue de la Future TV, Paula Yaacoubian. Une émission qui a notamment été marquée par des témoignages-hommages au patriarche Sfeir de la part du président Amine Gemayel, du leader des Forces libanaises Samir Geagea, du député Marwan Hamadé, du patriarche grec-orthodoxe, Mgr Ignace Hazim, et des muftis Malek Chaar et Ali el-Amine. Le patriarche Sfeir a indiqué que les chrétiens se trouvaient dans la région et au Liban depuis la naissance du christianisme, et qu’ils devaient se battre pour rester sur cette terre parce que leur présence est nécessaire à l’ensemble de la région. Il a précisé à plusieurs...
commentaires (6)

Bravo Anastase...bravo...enfin un qui a compris que Sfeir/Raï même combat...je commençais à désespérer....Areïa Anasatse.....

GEDEON Christian

09 h 05, le 11 octobre 2011

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Commentaires (6)

  • Bravo Anastase...bravo...enfin un qui a compris que Sfeir/Raï même combat...je commençais à désespérer....Areïa Anasatse.....

    GEDEON Christian

    09 h 05, le 11 octobre 2011

  • Prière lire : n'ont point changées. Dorénavant, car les fautes de tape, d'orthographe et de vitesse sur le clavier, étant courantes , je ne corrigerai plus. Le Lecteur y comprendra qu'il s'agit d'erreur. Salutations à tous. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    06 h 38, le 11 octobre 2011

  • Les positions de Bkerké, celles dont parle le Cardinal Sfeir, n'ont point changés. Les deux Prélats pensent la même chose. Le moyen et l'approche, seuls ont changés. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    06 h 08, le 11 octobre 2011

  • C'est honteux !!!! Le moment est venu que les maronites s'unissent et oublient leurs différents en politique, c' est la démocratie qui doit vaincre. Allez Messieurs, beaucoup d'efforts, la Patrie vous appelle, notre cher Liban en vaut la peine, avant qu'il ne soit trop tard pour nous tous...... Marie José Malha.

    Marie Jose Malha

    04 h 57, le 11 octobre 2011

  • Mes prélats, mes muftis, mes abouna, mes imams, mes béatitudes, mes tout ce que vous voulez, vous représentez Dieu et la Foi, c'est votre métier et vous le faites à merveille. Mais en vous mêlant de politique, vous déchaînez les passions au point de diviser vos disciples et d'attiser les extrêmes. Je suis sûr que Dieu est de mon avis, demandez-lui.

    Robert Malek

    04 h 34, le 11 octobre 2011

  • - - Je ne suis pas un expert en droit canonique , peut-être quelqu'un peut éclairer ma lanterne , pour savoir si le Patriarche Al-Rai , patron élu de l'église , a le droit selon le règlement intérieur de l'église bien sûr , d'interdire à son prédécesseur l'ex patriarche Sfeir , même s'il est Cardinal , de se balader de plateau en plateau , de réception en réception , de salon en salon , et de donner des interview avec des déclarations politiques contraires à la ligne de Bkérké d'aujourd'hui ! Il faudra aussi , que la partie politique de l'opposition bien connue , cesse l'exploitation d'une vieille personne comme lui , qui a droit au repos et à la retraite , sinon , pourquoi a-t- il démissionné .. ? On dirait qu'il est toujours le patron de Bkérké et de l'église pour certains !!! C'est du jamais VU . Diviser les Maronites et l'église comme il le fait et comme ils le font est inadmissible et ce cirque n'a que trop duré .

    JABBOUR André

    00 h 46, le 11 octobre 2011

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