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Liban - Social

L’école de l’espoir à l’AFEL

Vendredi, l’Association du foyer de l’enfant libanais (AFEL) invite ses amis à découvrir l’école qui abrite depuis l’année dernière ses cours de rattrapage scolaire.

L’AFEL organise un brunch vendredi prochain 14 octobre, de 11 heures à 15 heures. À travers cet événement, l’association veut remercier ses nombreux donateurs et leur montrer le travail effectué dans l’établissement.

L’été 2010, l’AFEL avait quitté les locaux de l’école Saint-Vincent à Bourj Hammoud abritant les classes de rattrapage scolaire. Destinés aux enfants qui ont un retard scolaire ou un léger retard mental, ces cours leur permettent de dépasser ces problèmes et d’acquérir les rudiments de la lecture, de l’écriture et toute autre connaissance nécessaire à l’insertion sociale. Les enfants, qui sont au nombre de 90 actuellement, sont encadrés par une équipe multidisciplinaire : éducatrices, orthophonistes, psychomotriciennes, psychologues, assistantes sociales... C’est la seule école du genre à être gratuite au Liban.
« L’AFEL a réussi en un temps record à acheter et aménager l’école al-Sanabel, située à Bourj Hammoud. Même si elle se trouve dans un quartier surpeuplé, l’école dispose d’un important espace servant de cour de récréation, ainsi que de classes claires et ensoleillées. Elle est la seule au Liban à dispenser des cours de rattrapage gratuitement », souligne la président de l’AFEL, Simone Wardé.
Lors de l’été 2010, il a fallu, en très peu de temps, acheter et restaurer les locaux afin qu’ils soient prêts à recevoir les enfants âgés entre 7 et 15 ans, dont certains réussissent à intégrer ensuite des écoles au cursus classique ou encore des écoles techniques.
L’année dernière, sur les 85 élèves de l’école, 8 ont pu intégrer une école normale. Pour l’AFEL, vu le « background » des enfants, cela est considéré comme une réussite.
Fondée en 1976, au début de la guerre du Liban, l’AFEL a bien répondu depuis sa création aux besoins de l’enfant et de sa famille, pour devenir au fil des ans l’une des plus importantes associations dans le domaine de l’aide accordée à l’enfance.
Aujourd’hui, l’AFEL est une association ayant un budget d’un million de dollars. Elle accueille 500 enfants issus de 220 familles.
Dans la cour de l’école de Bourj Hammoud, des membres du comité administratif de l’AFEL veillent aux préparatifs du brunch qui sera offert le vendredi 14 octobre, de 11 heures à 15 heures. À travers cet événement, l’association veut remercier ses nombreux donateurs et leur montrer le travail effectué dans l’établissement.
Dès l’arrivée à l’école, on est accueilli par de joyeux dessins accrochés aux tableaux d’affichage, des fleurs en papiers multicolores qui pendent des cadres des portes et du plafond, et d’autres objets qui rendent l’espace agréable.
Ici, tous les matins, 90 enfants se retrouvent dans huit classes différentes. Ils viennent d’un milieu social difficile et ils ont eu du mal auparavant à suivre des cours dans des écoles ordinaires.
Ils sont encadrés par une équipe de huit éducatrices, trois orthophonistes, deux psychologues, deux assistantes sociales et une psychomotricienne.
Katia est éducatrice et dans sa classe il y a huit enfants âgés entre 6 et 8 ans. Les élèves n’ont pas le même niveau, entre les classes de 11e et de 12e.
Katia est présente avec eux, leur enseigne comme s’ils étaient dans un cours particulier, respectant le rythme de chacun d’eux. « Certains étudient aves les livres de l’année dernière », dit-elle.

Yasmine, Samir, Antoine et les autres...
Yasmine a 7 ans. Elle habite Naccache. Elle a un frère et une sœur qui se rendent avec elle aux cours de rattrapage de l’AFEL. Ils sont dans d’autres classes. Elle apprend difficilement à écrire la lettre « a ». Et elle rêve de devenir médecin.
Ramona Beaino, assistante sociale, évoque le cas de Yasmine. « La fillette, son frère et sa sœur ont été abandonnés par leur mère, alors qu’ils étaient très jeunes. Personne ne s’est occupé d’eux jusqu’au remariage de leur père. C’est la belle-mère qui s’est adressée à l’AFEL afin que les enfants soient aidés dans leur scolarité. »
Samir a 8 ans, mais il paraît beaucoup plus jeune que son âge. C’est pour la deuxième année qu’il étudie dans le même livre, celui de la classe de 12e. Il raconte, avec un grand sourire, que les mathématiques constituent sa matière préférée. Samir, qui a un frère et deux sœurs, est un enfant traumatisé. Il a grandi dans une famille incestueuse. Pour protéger ses enfants, sa mère a quitté récemment son père, emmenant avec elle la petite famille. S’il n’est pas suivi, Samir, qui suit un traitement médical pour réduire son hyperactivité, pourrait développer des problèmes psychologiques divers.
Antoine a huit ans. Il a un niveau de classe de 11e. Il est arrivé cette année à l’école de l’AFEL. Il raconte qu’il préfère de loin sa nouvelle école et ses nouveaux camarades de classe. « Là-bas, les autres enfants me frappaient, les profs n’étaient pas gentils avec moi et je ne comprenais rien au cours. Ma mère a décidé qu’il fallait que je change d’école et je suis très content depuis. » Selon l’assistante sociale, Antoine pourrait avoir un léger retard mental.
Bassam et Nassim sont jumeaux et ont neuf ans. Ils ont un visage typé, leur mère est Philippine, et ont du mal à s’exprimer en arabe. Ils ont le niveau d’une classe de 11e. Ils sont arrivés au cours de rattrapage de l’AFEL il y a deux ans. Ils ne savaient ni lire ni écrire. Ils étaient aussi la risée de toute l’école. Rejetés par les autres enfants à cause de la couleur de leur peau et leurs traits, ils ont dû faire avec le racisme.
Ces enfants et tous les autres qui suivent les cours de rattrapage de l’association à Bourj Hammoud auront un meilleur avenir. Même s’ils n’intègrent pas une école normale, ils seront orientés vers des spécialisations techniques.
Pour plus d’informations, contacter le secrétariat général de l’association aux numéros suivants : 01/481690 et 01/485066.
Pour vos dons : Emirates Lebanon Bank SAL 00092 09365 128249 001 86 USD et 00092 09365 128249 001 86 LL, et BEMO Bank 03003273661 USD et 03003273661 LL.

NDLR : les prénoms des enfants ont été modifiés pour les protéger.
L’été 2010, l’AFEL avait quitté les locaux de l’école Saint-Vincent à Bourj Hammoud abritant les classes de rattrapage scolaire. Destinés aux enfants qui ont un retard scolaire ou un léger retard mental, ces cours leur permettent de dépasser ces problèmes et d’acquérir les rudiments de la lecture, de l’écriture et toute autre connaissance nécessaire à l’insertion sociale. Les enfants, qui sont au nombre de 90 actuellement, sont encadrés par une équipe multidisciplinaire : éducatrices, orthophonistes, psychomotriciennes, psychologues, assistantes sociales... C’est la seule école du genre à être gratuite au Liban.« L’AFEL a réussi en un temps record à acheter et aménager l’école al-Sanabel, située à Bourj Hammoud. Même si elle se trouve dans un quartier surpeuplé, l’école dispose d’un...
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