Arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi dans la capitale dominicaine, M. Abbas a rencontré vendredi le président dominicain Leonel Fernandez et devait s'exprimer dans la journée devant le Congrès au sujet de sa requête d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU, soutenue par la République dominicaine.
"Nous n'hésitons pas à reconnaître le droit légitime de la Palestine à être reconnue comme un Etat libre, indépendant et souverain", a déclaré le président dominicain à son hôte au Palais national, soulignant que son pays entretenait toutefois d'"excellentes relations diplomatiques, commerciales et culturelles" avec Israël.
"Vous n'êtes pas grands militairement, mais vous êtes grands par la foi, la paix et votre solidarité envers le peuple de Palestine", a répondu M. Abbas.
Mahmoud Abbas avait entamé cette semaine à Strasbourg (France) une tournée internationale, et il est attendu samedi au Salvador, autre pays qui soutient sa démarche.
A partir de dimanche, il sera en Colombie pour tenter de convaincre ce pays membre non permanent du Conseil de Sécurité de voter en faveur de la demande d'adhésion, mais le président colombien Juan Manuel Santos a déjà prévenu qu'il ne modifierait pas la position de son pays, opposé à la démarche palestinienne.
"La Colombie soutient le droit des Palestiniens à avoir leur Etat et la Colombie souhaite que cela soit le résultat d'un accord entre les parties afin qu'elles puissent réellement vivre en paix", a affirmé M. Santos le 1er octobre, reprenant l'argumentation des Etats-Unis et d'Israël.
La Colombie, très proche de Washington, est l'un des très rares pays d'Amérique latine, avec le Mexique, à ne pas reconnaître la Palestine comme Etat.
Il faut au moins neuf voix et aucun veto des 15 membres du Conseil de Sécurité de l'ONU pour que celui-ci adopte une recommandation positive à l'Assemblée générale en vue de l'admission d'un nouvel Etat.
Les Etats-Unis, résolus à bloquer la démarche palestinienne, déploient d'intenses efforts pour empêcher les Palestiniens d'obtenir les voix nécessaires, et s'épargner ainsi un nouveau veto au bénéfice d'Israël, qui écornerait encore leur prestige dans le monde arabo-musulman.


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