« On sait qu’on peut faire basculer une rencontre dans les cinq dernières minutes. Contre l’Argentine, on a marqué à sept minutes (en fait treize minutes, NDLR) de la fin, et face à l’Écosse dans les trois dernières », remarque le demi de mêlée Ben Youngs, auteur de l’essai de la victoire face aux Pumas.
« Même quand l’horloge tourne (et qu’on est mené), on sait qu’on peut gagner, on ne panique pas », ajoute le centre Mike Tindall.
« On veut être une équipe de tous les instants (« an everytime team » en anglais), renchérit l’ailier Chris Ashton, auteur de l’essai victorieux face à l’Écosse à la 77e minutes sur sa seule occasion du match.
« Il faut pouvoir faire des efforts en permanence, il n’y a pas de place pour le relâchement ou la satisfaction », explique-t-il.
Les 20 premières minutes sont importantes
Si le début de Coupe du monde a rassuré les Anglais sur leur réalisme, ils n’entendent pas pour autant tout miser dessus. Face aux Pumas et à l’Écosse, leurs entames de match ont été poussives et les ont mis en retard à la mi-temps.
« Face à la France, il faudra attaquer fort les 20, 25 premières minutes. Il va falloir se dire “Il faut faire ci, on devra être là” », souligne l’ouvreur ou centre Toby Flood.
Lors de la dernière confrontation entre les deux équipes en Coupe du monde, en demi-finale de l’édition 2007 (14-9), les Anglais avaient attaqué de la meilleure des manières avec un essai opportuniste de Josh Lewsey à la deuxième minute. Ils avaient ensuite parfaitement négocié la rencontre pour crucifier les Français, revenus en tête au score, d’une pénalité (74e) et un drop (78e) de Jonny Wilkinson.
En manque d’aisance offensive, les Anglais misent sur leur solide défense – la deuxième de la phase de poule (34 points encaissés) à égalité avec l’Irlande et le pays de Galles – pour enclencher le mouvement.
« Une dynamique, ça commence mentalement. Face à l’Écosse, il y a eu quelqu’un, Manu (Tuilagi) je crois, qui a mis un gros plaquage en deuxième mi-temps et on récupère le ballon. D’un coup, tout le monde respire, on se dit “on est bien là” et ça se construit là-dessus », estime Flood.
Contre la France, « il faudra faire le “blitz” dès la première minute, et ensuite jouer, jouer, jouer. Les 20 premières minutes seront énormément importantes », assure le joueur.
(Source : AFP)


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