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Liban - Tribunal

TSL : Aoun continue de hausser les enchères

Le chef du CPL évoque la possibilité de poursuites contre Mikati pour « dilapidation de fonds publics » s’il entérine le versement de la contribution libanaise.
On attendait le Hezbollah sur le dossier du financement du Tribunal spécial pour le Liban ; c’est, une fois de plus, le général Michel Aoun qui prend sur lui de monter en première ligne, le parti chiite préférant se murer dans un silence quasi total sur ce dossier, alors même qu’il en est le premier touché.
La semaine dernière, le chef du CPL avait invité le Premier ministre à payer de sa propre fortune et de celle de son frère la contribution libanaise au financement du TSL, qui se monte à 30 millions de dollars annuellement. « Pour eux, c’est comme s’ils offraient des bonbons à leurs invités », avait-il dit.
Hier, le général Aoun est revenu à la charge, à l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, mais en incluant cette fois-ci dans la transaction proposée le président de la République. « Qu’ils se cotisent donc pour payer, à la manière d’une société alépine » (expression libanaise qui veut dire que tout le monde participe à l’addition), a-t-il dit.
Le chef du CPL est même allé plus loin en affirmant que si le Premier ministre entérinait le versement de la contribution, « n’importe quel citoyen pourrait porter plainte contre lui pour dilapidation de fonds publics ».
« Il (M. Mikati) n’a pas le droit de s’engager ni devant (Barack) Obama ni devant (Nicolas) Sarkozy. Je n’accepterai pas de payer pour quelque chose qui n’est pas légal », a-t-il lancé.
Bien qu’étant du même camp politique, le député Michel Moussa, membre du bloc berryiste, tient un discours tout à fait différent et laisse entendre que rien de définitif n’a encore été décidé au sujet du financement du TSL. « La question de la contribution libanaise n’a pas encore été soumise à la discussion et personne n’a fait part jusqu’ici de sa position définitive à ce propos », a déclaré M. Moussa à la MTV. « Lorsque le temps sera venu de discuter de cette affaire à la table du Conseil des ministres, notre bloc se réunira et adoptera la position adéquate », a-t-il dit, avant de souligner que le dossier du financement du tribunal devrait être examiné « dans le cadre des institutions et non pas sur les pages des journaux ».
Les propos de M. Moussa donnent à penser que le président de la Chambre n’a pas dit son dernier mot. À ce propos, le journal koweïtien al-Qabas, citant une source politique libanaise, affirme que des contacts sont en cours entre Nabih Berry et le chef du PSP, Walid Joumblatt, afin de trouver « une solution magique » à l’affaire du financement du TSL.
La difficulté de la chose, souligne ce responsable, c’est que tout en cherchant à sortir de l’impasse, tant M. Berry que M. Joumblatt ne voudraient pas apparaître comme étant à l’origine de la solution qu’ils trouveraient.
Du côté de l’opposition, le bloc du Futur, réuni hier sous la présidence de son chef, Fouad Siniora, a souligné dans un communiqué que l’engagement du gouvernement à financer le TSL est « non négociable ».
« D’aucuns tentent de saboter le financement tout comme on cherche à protéger les quatre personnes inculpées par le tribunal et empêcher qu’elles soient déférées devant la justice », note le communiqué, précisant que cette politique place le Liban dans « un processus de confrontation avec la communauté internationale », d’autant que « le Hezbollah, qui est représenté au sein du gouvernement et dont relèvent les quatre accusés, s’est hâté de canoniser ces derniers ».
Pour sa part, l’ancien ministre de la Justice Ibrahim Najjar a souligné que ni le président de la République ni le Premier ministre « ne sont en mesure de revenir sur leurs engagements » au sujet du financement du TSL, faute de quoi ce serait de leur part « un aveu d’impuissance ». Selon M. Najjar, il est possible d’entériner la contribution libanaise sans passer par le Conseil des ministres, où le 8 Mars détient la majorité. L’ancien ministre a par ailleurs jugé « impossible, de quelque façon que ce soit, d’amender unilatéralement le protocole » conclu avec les Nations unies au sujet du TSL.
On attendait le Hezbollah sur le dossier du financement du Tribunal spécial pour le Liban ; c’est, une fois de plus, le général Michel Aoun qui prend sur lui de monter en première ligne, le parti chiite préférant se murer dans un silence quasi total sur ce dossier, alors même qu’il en est le premier touché.La semaine dernière, le chef du CPL avait invité le Premier ministre à payer de sa propre fortune et de celle de son frère la contribution libanaise au financement du TSL, qui se monte à 30 millions de dollars annuellement. « Pour eux, c’est comme s’ils offraient des bonbons à leurs invités », avait-il dit.Hier, le général Aoun est revenu à la charge, à l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, mais en incluant cette fois-ci dans la transaction proposée le président...
commentaires (7)

Tout à fait d'accord ac Monsieur Robert Malek. Marie Jose Malha

Marie Jose Malha

06 h 55, le 05 octobre 2011

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Commentaires (7)

  • Tout à fait d'accord ac Monsieur Robert Malek. Marie Jose Malha

    Marie Jose Malha

    06 h 55, le 05 octobre 2011

  • La drôlerie n'est pas taxée à ma connaissance. Alors chacun peut s'y dandiner et s'y exhiber à profusion. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    06 h 19, le 05 octobre 2011

  • - - Quand l'engagement financier et politique d'un état est constitutionnel et représente légalement toute la population et son gouvernement , qu'il respecte et respecte les lois en vigueur dans le pays qui exigent la ratification de cet engagement par le premier des Libanais et Président , et ensuite , par la chambre des députés connue chez nous sous l'appellation de parlement ! alors là oui , cet engagement devient intouchable , irrévocable et indiscutable ! Ce qui n'est pas le cas du TSL qui est considéré par la majorité des Libanais comme mort né , donc Caduc . Si GMA devait attendre que sa réputation ou sa notoriété soit faite et façonnée par ce soit disant plan international , il serait à l'heure actuelle toujours éloigné volontairement de son pays , comme il le fut illégalement pendant toutes ces années , par par ce même plan international qui nous veut du bien , toujours selon ses intérêts et le prix du baril !!

    JABBOUR André

    05 h 59, le 05 octobre 2011

  • Dans quel pays du monde, doté d'un minimum de sérieux, un leader politique dit au président et au chef du gouvernement de ce pays, tenu par un engagement politique et financier devant les Nations-Unies, "allez payer de votre poche"? Le général Aoun a-t-il pensé un peu à quel point il nuit à sa réputation sur le plan international ?

    Halim Abou Chacra

    04 h 44, le 05 octobre 2011

  • Ah ce Aoun, il me rappelle quelqu'un (et pour cause !). Peut-être qu'il n'a pas reçu assez de bonbons ?... En tout cas, moi, à la place de l'horlogerie suisse, je porterais plainte. Franchement, déclarer qu'on fonctionne à merveille relève de la pure diffamation quand, à la première occasion, la petite aiguille attaque en justice la grande aiguille. Et je ne parle pas de la trotteuse qui tourne en rond sans savoir à quel saint se vouer depuis que les quatre fugitifs, protégés par notre brillant et rutilant gouvernement, ont été canonisés par la milice divine. Aoun, irremplaçablissime porte-parole du Hezbollah, est excellemment bien placé pour parler d'illégalité. Môssieu soi-disant homme fort du pays, avant de déclarer le TSL illégal, commencez par légaliser certaines situations que vous protégez illicitement.

    Robert Malek

    04 h 12, le 05 octobre 2011

  • Il est triste de voir qu'un parti comme le CPL s'est totalement transformé depuis le retour de son dirigeant: 1- Il se voulait National, il est devenu a peine régional 2- Il se voulait Pan-libanais, il est a peine Chrétien 3- Il se voulait laïc et Anti-féodal, il est devenu Aouniste 4- Il se voulait pour le changement et la réforme et nous n'avons rien vu d'autre que des comportement similaires a tous les autres avec arrogance et incompétence en plus 5- il se voulait démocratique, il a p...é sur sa charte et il appui la dictature qui a détruit les fondements du Liban, son peuple et son économie 6- Pour finir, il voulait libaniser le Hezbollah et il est devenu CPOLLAH C'est de la tragédie pure!

    Pierre Hadjigeorgiou

    03 h 00, le 05 octobre 2011

  • - - Que Monsieur Siniora qui s'est enrichi ! et l'ancien PM Saad Hariri " principal intéressé " et richissime !!! payent les 30 millions , qui ne représentent qu'une petite partie des intérêts hebdomadaires qu'ils perçoivent sur leur(s) fortunes dormantes déposées sous des cieux clémentes très loin des turbulences financières , sociales et militaires !! Qu'ils commencent aussi à réfléchir aux moyens qu'ils comptent adopter et utiliser , pour rembourser tout ce qui a été payé à ce TSL , et tout ce qui a été volé et dilapidé comme fortunes du trésor Libanais pendant 20 ans , aux détriments du contribuable , qui a décidé à réclamer justice et réparation(s) .

    JABBOUR André

    01 h 07, le 05 octobre 2011

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