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Liban - Les Coulisses De La Diplomatie

Trois candidats, dont Miguel Angel Moratinos, à la succession de Williams

La concurrence pour la succession du coordinateur spécial de l’ONU au Liban bat son plein depuis que Michael Williams a définitivement quitté Beyrouth.
Une source informée a indiqué que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a sondé l’opinion du chef de l’État, Michel Sleiman, et du Premier ministre, Nagib Mikati, qu’il a rencontrés successivement à New York, concernant les candidats susceptibles de briguer ce poste, à leur tête Miguel Angel Moratinos et une ancienne ambassadrice de Suède au Liban, en plus d’un candidat suisse.
La source a indiqué que M. Ban n’a pas perçu auprès de ses interlocuteurs libanais un enthousiasme particulier à l’égard de la candidature de M. Moratinos, leur méfiance étant due au fait que le responsable espagnol connaît trop bien les méandres de la politique libanaise et régionale dans laquelle il est relativementr impliqué pour pouvoir rester neutre et impartial.
La source a ajouté que le secrétaire général de l’ONU poursuit ses contacts pour trouver un remplaçant à Williams, ne voulant pas laisser ce poste-clé vacant, d’autant que le coordinateur spécial constitue un trait d’union entre le secrétaire général des Nations unies et les responsables libanais, ainsi que ceux de la région, notamment en Syrie, en Égypte et en Israël.
Décrivant plus en détail le rôle du coordinateur spécial, la source explique comment sa mission a changé avec l’avènement de Michael Williams qui devenait ainsi chargé non seulement de la rédaction du volet politique du rapport du secrétaire général sur l’application par les parties des clauses de la 1701, mais également de la présentation d’un briefing devant le Conseil de sécurité. Il devait en outre répondre aux questions qui lui sont adressées par les membres du Conseil et, surtout, prodiguer des conseils sur certains dossiers internes tels que son insistance auprès des pôles libanais sur la nécessité de la reprise du dialogue entre les différentes parties.
Pour l’instant, c’est le coordinateur adjoint de M. Williams, Robert Watkins, qui occupera le poste jusqu’à la nomination d’un successeur. M. Watkins est également le directeur des programmes au sein du PNUD au Liban.
En bref, le coordinateur spécial est l’équivalent d’un « bureau politique des Nations unies, chargé de la coordination du travail de l’organisation internationale ». Il représente également le secrétaire général de l’ONU auprès du gouvernement libanais, des partis politiques et du corps diplomatique au Liban.
La concurrence pour la succession du coordinateur spécial de l’ONU au Liban bat son plein depuis que Michael Williams a définitivement quitté Beyrouth. Une source informée a indiqué que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a sondé l’opinion du chef de l’État, Michel Sleiman, et du Premier ministre, Nagib Mikati, qu’il a rencontrés successivement à New York, concernant les candidats susceptibles de briguer ce poste, à leur tête Miguel Angel Moratinos et une ancienne ambassadrice de Suède au Liban, en plus d’un candidat suisse. La source a indiqué que M. Ban n’a pas perçu auprès de ses interlocuteurs libanais un enthousiasme particulier à l’égard de la candidature de M. Moratinos, leur méfiance étant due au fait que le responsable espagnol connaît trop bien les méandres de la politique...
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