Photo de groupe de la délégation libanaise au dîner de gala le 23 septembre, avec, de gauche à droite, Mounir Badaoui, Georges Younès (président de l’Association libanaise pour le tourisme), Hiba Farah, Tijani Haddad (Tunisie, président mondial de la Fijet), Amale Ghorra, Jim Thompson (États-Unis), Suzanne Oueiss et Naji Farah.
Le conte de fées commence à Bucovina
Mais laissons-nous transporter par le charme de Bucovina, à quelque 400 km de la capitale, à la frontière nord avec l’Ukraine, où nous nous réveillons dans un décor fleuri parsemé de maisons riches en couleurs, dont l’authenticité est renforcée par les habitants portant leurs costumes traditionnels pour nous accueillir. Les champs de maïs et de tournesol parsemés de troupeaux s’étendent à perte de vue, ainsi que les forêts denses surplombant les montagnes. La bonté des personnages et la ferveur de l’accueil exaltent le visiteur qui se perd dans les paysages d’une rare beauté. La richesse des banquets contraste avec la simplicité des gens qui nous reçoivent au cœur de leur campagne en fleurs traversée par des chemins de fer et des cours d’eau. Et que dire de la promenade en charrette sur le chemin du retour, après avoir emprunté un train centenaire à l’aller, accompagnés d’enfants aux joues aussi rouges que les pommes coloriant les vergers ou, autre aventure, de la descente en radeau de l’un des affluents du Danube !
Le professionnalisme des organisateurs a permis la visite en huit jours, du 17 au 25 septembre, de plusieurs grandes régions de Roumanie, en passant par de merveilleux endroits comme la ville médiévale de Sighisoara, les monastères de Sucevita aux fresques extérieures classés patrimoine mondial de l’Unesco, la ville animée de Sibiu ou le château de Bran en Transylvanie où a vécu le comte de Dracula, devenu aujourd’hui l’un des hauts lieux touristiques de Roumanie.
La Fijet, une association de journalistes à notoriété internationale
Notre équipe de l’Association libanaise pour le tourisme (ALT), composée du président Georges Younès, de la trésorière Amale Ghorra, du secrétaire général Mounir Badaoui, ainsi que de Suzanne Oueïss et Hiba Farah, a exprimé le désir d’accueillir prochainement au Liban le congrès de la FIJET. Cela est également le souhait des 200 journalistes de tous horizons participant au voyage en Roumanie. Mais pour que le Liban soit le pays hôte, après l’Égypte en 2012 et probablement le Panama en 2013, il faudra de toute évidence, faute de continuité gouvernementale, recourir au sponsoring privé, une telle action visant à mieux faire connaître notre pays à des milliers de voyageurs potentiels dans le monde.
Actions culturelles de la Roumanie au Liban
Le rapprochement commence avec la langue roumaine, une langue latine dont les sons ne sont pas étrangers à la population libanaise polyglotte. Ainsi, un cours hebdomadaire gratuit pour débutants vient de commencer à Beyrouth au Centre culturel CLAC à Sin el-Fil, les responsables de l’ambassade de Roumanie estimant essentiel l’apprentissage de leur langue. L’ambassadeur Daniel Tanase, le consul Bogdan Voicu (que nous remercions pour avoir facilité l’obtention des visas) et le premier secrétaire Dan Stoenescu, représentant de l’Institut culturel roumain et président de l’Eunic, le réseau des Centres culturels européens au Liban, ont bien d’autres projets : la participation au Salon du livre en français fin octobre auquel seront présents deux écrivains roumains, Daniela Zeca et Vlad Zografi, le lancement de journées culturelles roumaines du 1er au 10 décembre...
Notre voyage en Roumanie aura permis de découvrir de nouvelles destinations à thème pouvant être proposées aux voyageurs libanais, qui seront très agréablement surpris. Mais nous avons aussi rencontré des danseurs de tous âges, des musiciens et des chanteurs traditionnels exceptionnels, qui pourraient participer au rapprochement entre les peuples roumain et libanais à travers l’art et la culture. Sans oublier le quatuor à cordes de charme Estrada, découvert par hasard sur l’une des grandes places de Sibiu : les jeunes concertistes Alexandra et Aura (violon), Maria (alto) et Corina (violoncelle), qui poursuivent leurs cours aux universités de musique de Bucarest et de Brasov, ne manqueront pas d’être nos prochains invités, pour enchanter le public libanais avec leurs valses, tangos et autres pièces de musique classique.
Naji FARAH


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