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Nos lecteurs ont la parole

Je me rappelle les coulisses d’Ibiza...

Jean Georges PRINCE
Messieurs, Dames, entreprenons ensemble un voyage au pays des merveilles.
Pays qui prend des allures de parc Disneyland pour adultes.
Au Liban, Alice a troqué sa robe bleue pour un microshort couleur or, ses couettes pour une tignasse blond peroxydé, ses nœuds pour des chaînes bling bling.
Les plages qui autrefois accueillaient des familles et où les enfants jouaient à la palette sont remplacées par des plages interdites aux moins de 18 ans. Non pas que nager soit un sport qui requiert l’âge légal. Non, car il ne s’agit plus de nager. Les plages d’aujourd’hui sont en quelque sorte des boîtes de nuit... mais de jour. Musique à un volume assourdissant, bouteilles de rosé flottant dans les piscines, bikinis qui ne cachent plus rien du tout et tatouages sur muscles saillants. On flirte, on danse, on emballe les styles et l’on s’emballe. Blanche-Neige est ici un homme, et les sept nains des blondes siliconées. On ne joue plus à construire des châteaux de sable mais à construire des rêves de quelques heures.
Sortons boire un verre. Destination ? Voyons, le dernier endroit à la mode, haut lieu du tourisme mondial, roof top célèbre, boîte convoitée par tous les touristes. Arrivés à la porte, vous devrez faire face à une armée de videurs aux mines peu sympathiques, je l’avoue, qui, après vous avoir scanné de la tête aux pieds, vous demanderont le nom auquel est réservée votre table depuis au moins 9 mois. Pas de nom, pas d’entrée. Strict, je vous dis.
Si vous y croisez Cendrillon, dites-lui que l’heure de son couvre-feu a été changée : elle pourra rentrer à 5 heures. Peu importe le nombre de vêtements qu’elle aura perdus tant que sa citrouille ressemble à un Coupé allemand.

Jean Georges PRINCE

P.-S. – Cet article n’est pas un plagiat de deux colonnes parues dans « L’Orient-Le Jour » du mardi 27 septembre 2011, mais plusieurs passages d’un papier que j’avais écrit et qui a paru dans la même page le 3 septembre 2010. Considérons que sa réapparition n’est autre qu’un devoir de mémoire.
Messieurs, Dames, entreprenons ensemble un voyage au pays des merveilles.Pays qui prend des allures de parc Disneyland pour adultes.Au Liban, Alice a troqué sa robe bleue pour un microshort couleur or, ses couettes pour une tignasse blond peroxydé, ses nœuds pour des chaînes bling bling.Les plages qui autrefois accueillaient des familles et où les enfants jouaient à la palette sont remplacées par des plages interdites aux moins de 18 ans. Non pas que nager soit un sport qui requiert l’âge légal. Non, car il ne s’agit plus de nager. Les plages d’aujourd’hui sont en quelque sorte des boîtes de nuit... mais de jour. Musique à un volume assourdissant, bouteilles de rosé flottant dans les piscines, bikinis qui ne cachent plus rien du tout et tatouages sur muscles saillants. On flirte, on danse, on emballe les styles et...
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