Les dignitaires religieux chrétiens et musulmans se sont réunis à Dar el-Fatwa pour un deuxième sommet islamo-chrétien (le premier a été tenu en mai dernier à Bkerké). A l'issue de la rencontre, un communiqué final a été publié, lu par le secrétaire général du Comité du dialogue islamo-chrétien, Mohammad Sammak, dans lequel les chefs spirituels ont réaffirmé les constantes nationales. Ils ont ainsi plaidé pour un Etat stable et pour l'unité nationale "capable d'immuniser les Libanais contre les projets de discorde qui les guettent". Et le communiqué de poursuivre : "L'existence historique des chrétiens d'Orient souligne le rôle essentiel qu'ils ont à jouer dans leurs pays". Les dignitaires religieux ont, en outre, rappelé l'importance de l'adhésion du Liban à son pacte national et au document d'entente de Taëf à la base de la parité dans la représentation entre ses différentes composantes.
Plus tôt, dans son discours, le patriarche maronite Mgr Béchara Raï a exprimé sa crainte de voir les événements en Syrie mener à une guerre civile qui se propagerait au Liban. Il a également annoncé avoir demandé à la France de "soutenir militairement l'armée libanaise afin d'ôter au Hezbollah tout prétexte pour garder ses armes".
De son côté, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a salué une rencontre "exceptionnelle dans des circonstances exceptionnelles". "Les musulmans et les chrétiens renouvellent aujourd'hui leur engagement à rester unis face aux dangers qui guettent le Liban, a ajouté cheikh Kabbani à l'ouverture du sommet. Malgré des années de discorde, c'est le Liban et les Libanais, chrétiens et musulmans, qui sont sortis vainqueurs". Et le mufti de la République d'assurer : "Dans ce pays, il n'y aucune crainte à avoir les uns des autres".


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